Arnaque Wero sur Leboncoin : que faire, et la banque vous remboursera-t-elle ?
Recevoir un paiement Wero ne demande ni lien, ni carte, ni IBAN. Voici comment fonctionnent le faux lien de confirmation et le faux trop-perçu, et ce que la banque doit rembourser selon qui a validé.
La rédaction d’ExpliquePublié le 4 octobre 202614 min de lectureRelu par la rédaction
En bref
Pour recevoir un paiement Wero, il suffit que votre numéro de mobile ou votre adresse e-mail soit associé à votre compte dans Wero : l’argent arrive sans lien à ouvrir, sans carte ni IBAN à saisir. Toute page qui vous demande ces données « pour recevoir » est une arnaque, comme tout « trop-perçu » qu’on vous prie de renvoyer. Le remboursement dépend de qui a validé l’opération. Débits passés sans vous avec votre carte : remboursement immédiat, à contester dans les treize mois, la négligence grave se discutant ensuite. Paiement Wero que vous avez envoyé vous-même : aucun droit au remboursement, seulement une tentative de récupération et une plainte.
Sommaire
Pour recevoir un paiement Wero, vous n’avez rien à faire : il suffit que votre numéro de mobile ou votre adresse e-mail soit associé à votre compte bancaire dans Wero, et l’argent arrive sur ce compte. Aucun lien à ouvrir, aucun formulaire à remplir, et aucune page n’a besoin de votre numéro de carte ni de votre IBAN pour vous payer. Tout message qui vous demande l’un ou l’autre « pour recevoir » est une escroquerie.
La scène se répète sur Leboncoin et les autres sites de petites annonces. Vous vendez un canapé 180 €. L’acheteur, pressé et aimable, propose de payer par Wero et vous demande votre numéro. Quelques minutes plus tard arrive un SMS : « Paiement Wero de 180 € en attente. Confirmez la réception. » Le lien ouvre une page aux couleurs de Wero, qui réclame votre numéro de carte, sa date d’expiration et son cryptogramme « pour créditer votre compte ».
Reste à savoir si la banque rembourse quand on est tombé dans le piège. La réponse dépend d’un seul critère : qui a appuyé sur le bouton qui a fait partir l’argent.
Recevoir un paiement Wero ne demande rien d’autre que votre numéro#
Wero, exploité par le consortium European Payments Initiative (EPI), a remplacé Paylib en France. Selon la Banque de France, il repose sur le virement instantané SEPA : l’argent arrive en moins de dix secondes, sans IBAN à échanger. Il faut être client d’une banque partenaire et avoir un numéro de mobile enregistré et vérifié auprès d’elle.
Le centre d’aide de Wero décrit la réception sans ambiguïté. Votre numéro de mobile ou votre adresse e-mail est lié à un compte bancaire précis, et un même numéro ne peut l’être qu’à un seul compte à la fois. C’est là que les paiements entrants sont versés. L’expéditeur n’a besoin que de ce numéro ou de cette adresse : « C’est la seule information que vous devez fournir à toute personne souhaitant vous envoyer de l’argent. » Vos coordonnées bancaires ne lui sont jamais communiquées.
Il n’existe donc aucune étape de « confirmation de réception ». Le paiement est crédité, puis l’application vous prévient si ses notifications sont activées. Si un SMS, un courriel ou un appel vous demande votre IBAN ou d’autres informations sensibles en rapport avec un paiement Wero, le centre d’aide tranche : « il s’agit d’une arnaque ».
Ce que l’escroc vous présente
Ce que fait vraiment Wero
Un lien pour « confirmer » ou « valider » la réception
Aucune confirmation : le paiement est crédité sur le compte lié à votre numéro
Une page qui demande votre carte, sa date et son cryptogramme
Aucune donnée de carte n’intervient dans la réception
Une demande d’IBAN « pour le virement »
L’expéditeur n’a besoin que de votre numéro ou de votre adresse e-mail
Un appel du « service Wero » ou d’un « conseiller »
Le support Wero n’est joignable que par chat et n’appelle jamais
Un paiement « bloqué par un plafond » qu’il faudrait débloquer
Les plafonds de Wero portent sur ce que vous envoyez et demandez, pas sur ce que vous recevez
Une « demande de paiement » à accepter pour être payé
Accepter une demande, c’est payer celui qui l’a envoyée
Les plafonds officiels de Wero ne bloquent jamais une réception#
Le centre d’aide de Wero fixe deux limites propres au service : 100 paiements et 100 demandes sur une période de sept jours, décomptée à partir du premier paiement ou de la première demande, et 100 000 € au maximum par paiement envoyé. Votre banque peut y ajouter ses limites d’utilisation et vos plafonds personnels.
Ces chiffres décrivent ce que vous envoyez et ce que vous demandez. Aucun ne porte sur l’argent que l’on vous verse. Un message selon lequel « le paiement de l’acheteur dépasse votre plafond », à débloquer en passant à un compte professionnel, en réglant des frais ou en saisissant votre carte, invente un mécanisme absent de la documentation de Wero.
Ce maximum de 100 000 € est propre à Wero : le virement instantané saisi avec un IBAN n’a plus de plafond de schéma depuis début 2025. Ce point, la vérification du nom du bénéficiaire et la primauté de l’IBAN sur le nom sont traités dans notre article sur le virement instantané et le faux RIB.
Premier piège : la fausse page « confirmez votre paiement Wero »#
L’acheteur vous contacte par la messagerie de la plateforme, puis demande à continuer par SMS, WhatsApp ou courriel. Il annonce un paiement Wero et, peu après, un message prétendument envoyé par Wero ou par la plateforme vous invite à ouvrir un lien. La page imite Wero ou votre banque et demande, selon les variantes, votre numéro de carte, sa date de validité, le cryptogramme, votre identifiant de banque en ligne ou un code reçu par SMS.
Ce qui a de la valeur, ce sont les données saisies. Avec un numéro de carte complet, un fraudeur peut tenter des paiements à distance. Avec vos identifiants, il entre dans votre espace bancaire. Le code reçu par SMS sert à valider une opération qu’il a préparée : un second facteur ne protège que tant qu’il n’est pas transmis, comme le montre la comparaison des seconds facteurs d’authentification. C’est la mécanique des faux SMS de colis à quelques euros : la somme est un prétexte, la saisie est le but.
Le scénario continue souvent au téléphone : un faux « service sécurité » de votre banque vous fait valider dans l’application ce qui est en réalité un paiement vers le fraudeur. L’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement décrit ce mouvement : les fraudeurs « essayent en effet de manipuler leurs victimes par téléphone ou par messagerie instantanée pour les amener à valider à leur place des opérations frauduleuses ». Le procédé est détaillé dans l’arnaque au faux conseiller bancaire, et le numéro d’agence affiché ne prouve rien, comme le montre l’usurpation de numéro.
L’aide de Leboncoin est nette : aucune action sur la plateforme ne nécessite de paiement par carte en dehors d’elle, et un interlocuteur qui propose des moyens de paiement hors leboncoin « comme Paylib, Western Union, Transcash, via QR code ou par virement » doit éveiller la méfiance. Paylib est précisément le service que Wero a remplacé.
Second piège : le faux trop-perçu, puis la demande de remboursement#
La deuxième variante vise votre argent, et vous fait payer vous-même. L’acheteur affirme vous avoir versé 1 800 € au lieu de 180 €, « une erreur de virgule », capture d’écran ou faux SMS de confirmation à l’appui. Il vous demande de lui renvoyer la différence par Wero, vite.
Le trop-perçu n’existe pas. Un paiement Wero reçu n’est attesté qu’à un endroit : votre compte bancaire ou la liste des transactions de l’application. Ni un SMS, ni un courriel, ni une image envoyée par l’acheteur. Si le solde n’a pas bougé, personne ne vous a payé, et le « remboursement » demandé est un premier paiement vers l’escroc. Le nom du titulaire que Wero affiche avant l’envoi ne vous aide pas : vous ignorez le vrai nom de l’acheteur.
Une forme plus subtile détourne une fonction réelle : la demande de paiement, que Wero définit comme « une notification numérique demandant à quelqu’un d’envoyer une somme d’argent spécifique », valable trente jours. L’escroc vous en adresse une en expliquant qu’il suffit de l’accepter « pour recevoir les fonds ». Or accepter une demande, c’est payer celui qui l’a émise. L’application notifie aussi bien un paiement reçu qu’une demande reçue. Le centre d’aide de Wero range ce procédé parmi les fraudes par manipulation et prévient : si vous envoyez de l’argent à un escroc, « il peut ne pas être possible de le récupérer ».
Dernière variante : l’argent arrive vraiment, puis on vous demande d’en renvoyer une partie à un autre numéro. Wero y voit une fraude de mule, qui peut vous impliquer dans le blanchiment des fonds d’autres victimes et vous rendre « personnellement responsable » de les rembourser. Ne renvoyez rien : signalez le crédit à votre banque.
Ce qui décide du remboursement : avez-vous validé, ou quelqu’un l’a-t-il fait sans vous ?#
Deux affirmations circulent : « la banque rembourse toujours la fraude » et « vous avez cliqué, rien ne sera remboursé ». Les deux sont fausses. Le droit des paiements ne demande pas si vous avez été trompé, mais si vous avez consenti à l’opération.
Les recommandations de l’Observatoire sur le remboursement des opérations frauduleuses résument le code monétaire et financier. Une opération est autorisée lorsque le payeur a consenti à son exécution, notamment par l’authentification forte prévue par sa convention de compte. La réglementation « ne prévoit pas de droit à remboursement » dans ce cas, ce qui n’empêche ni une réclamation contre le bénéficiaire ni une action civile ou pénale. Une opération non autorisée ouvre en règle générale un droit à remboursement immédiat, exposé en entier dans le régime de remboursement des paiements frauduleux.
Ce qui s’est passé
Qualification
Ce que vous pouvez obtenir
Vous avez renvoyé un « trop-perçu » par Wero, de votre main
Autorisée
Aucun droit au remboursement : les paiements Wero sont définitifs une fois autorisés ; votre banque peut seulement tenter une récupération
Vous avez accepté une demande de paiement présentée comme un encaissement
Autorisée
Même situation : vous avez payé, sous l’effet d’un mensonge
Des achats ont été passés plus tard, sans vous, avec la carte saisie sur la fausse page
Non autorisée
Remboursement immédiat, au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant votre contestation, frais induits compris
Ces achats n’ont fait l’objet d’aucune authentification forte
Non autorisée
Remboursement : la négligence, même grave, ne peut pas fonder un refus
Un paiement Wero est parti de votre compte sans vous, avec vos identifiants
Non autorisée
Remboursement ; en cas de désaccord, la banque doit prouver l’authentification de l’opération
Vous avez validé dans l’application une opération à la demande d’un faux conseiller
Zone grise
Analyse du dossier en un jour ouvré ; en cas de doute sur votre consentement, la banque rembourse
La dernière ligne concentre les litiges. L’Observatoire parle lui-même de « zone grise » : l’opération a été authentifiée, mais par une personne manipulée. Sa recommandation n° 6 demande à la banque une première analyse sous un jour ouvré, fondée sur les paramètres techniques de l’opération, les modalités de l’authentification (l’enrôlement récent d’un nouveau téléphone, par exemple) et le contexte, y compris « les procédés manipulatoires » rapportés par le client. En cas de doute sur votre consentement, elle rembourse sans délai.
La logique est celle du faux QR code collé sur un parcmètre : la somme que vous avez validée et les débits passés ensuite avec vos données relèvent de deux régimes, à contester ligne par ligne.
Treize mois pour contester, mais le premier jour compte davantage#
Dans sa foire aux questions consacrée à Wero, la Banque de France donne le délai : vous devez signaler un paiement débité sans votre autorisation « à votre banque au plus tard 13 mois après le débit de votre compte ». La banque doit alors vous rembourser et rétablir votre compte, sans qu’une assurance particulière soit nécessaire. Et « en cas de désaccord, il incombe à votre banque de prouver que l’opération en question a été authentifiée, dûment enregistrée et comptabilisée ».
Treize mois est un plafond, pas un délai de réflexion. La directive européenne sur les services de paiement, que rappelle l’avocat général dans l’affaire C-70/25, impose d’informer la banque « sans retard injustifié ». Et chaque heure perdue laisse au fraudeur le temps de réutiliser la carte ou l’accès.
L’Observatoire fixe ensuite le rythme attendu des banques : des investigations limitées à trente jours sauf situation exceptionnelle, une éventuelle reprise des fonds annoncée au moment du remboursement et faite au plus tard trente jours après, un refus motivé et justifié. La banque ne peut pas exiger un dépôt de plainte avant d’examiner votre demande.
La négligence grave : l’argument de la banque, et ce qu’il vaut en 2026#
Face aux lignes non autorisées, la banque qui refuse invoque la négligence grave : vous avez ouvert un lien reçu par SMS et saisi votre carte sur une page inconnue. L’argument a une base. Le payeur supporte la perte s’il a manqué, intentionnellement ou par négligence grave, à la protection de ses données de sécurité. L’Observatoire recommande de ne « jamais ouvrir un lien reçu par messagerie électronique ou SMS dont l’origine n’est pas sûre », juge les données de carte « tout aussi sensibles » que le code confidentiel, et admet que le non-respect de ces pratiques « peut être un facteur pris en compte ».
L’argument a aussi trois limites, à opposer dans cet ordre.
C’est à la banque de prouver. La Banque de France le rappelle pour Wero, et l’Observatoire note que les textes « ne précisent pas explicitement » ce qui caractérise une négligence grave.
Sans authentification forte, pas de négligence opposable. Pour une opération qui n’a pas été authentifiée de manière forte, la recommandation n° 4 est nette : « la négligence, même grave, commise par le payeur ne peut fonder le refus de remboursement ». Le fonctionnement de ce contrôle est décrit dans notre article sur l’authentification forte des paiements.
La négligence se discute après le remboursement, pas avant. C’est la question que la Cour de justice de l’Union européenne doit trancher dans l’affaire C-70/25.
Les faits de cette affaire sont ceux de l’arnaque Wero. Selon le communiqué de la Cour, une cliente d’une banque polonaise a reçu d’un tiers, qui « s’est fait passer pour un acheteur sur une plateforme de vente », un lien imitant la page de sa banque. Elle y a saisi ses identifiants, le fraudeur a passé un paiement non autorisé, elle l’a signalé le lendemain, et la banque a refusé de rembourser pour négligence grave.
Dans ses conclusions du 5 mars 2026, l’avocat général Athanasios Rantos estime que la banque doit, « dans un premier temps », rembourser immédiatement, sauf bonnes raisons de soupçonner une fraude du client communiquées par écrit à l’autorité nationale. Ce remboursement « n’est pas définitif » : si la banque établit ensuite une négligence grave, elle peut demander au client de supporter la perte, et s’il refuse, « il appartient à la banque d’engager une action en justice contre lui ». Ces conclusions ne lient pas la Cour, dont l’arrêt sera rendu à une date ultérieure. Si elle les suit, ce n’est plus à la victime d’agir pour obtenir son argent, mais à la banque d’agir pour le reprendre.
Les gestes à faire, dans l’ordre, dès le premier doute#
Si un proche vous appelle au milieu d’une vente pour savoir s’il doit « valider » quelque chose, la manière de l’aider sans prendre la main sur son compte est décrite dans l’aide à distance d’un proche. La règle à lui donner : on ne valide jamais rien pour recevoir de l’argent.
Ce qui précède vaut pour des paiements entre particuliers, faits par des consommateurs, avec Wero tel que son centre d’aide le décrit pour la France, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg. Trois situations sortent de ce cadre.
Les achats payés avec Wero chez un commerçant : un colis non livré est un litige commercial, à traiter avec le marchand puis par la fonction « Signaler un problème » de la transaction. L’Observatoire exclut ces litiges autorisés du champ de la fraude.
Le paiement envoyé au mauvais numéro par une faute de frappe : la Banque de France invite seulement à contacter « au plus vite » le support de sa banque « pour essayer de récupérer les fonds ».
L’affaire C-70/25 n’est pas jugée. Si la Cour ne suit pas son avocat général, restent seuls le code monétaire et financier et les recommandations de l’Observatoire.
Une seule question suffit : suis-je en train de recevoir, ou en train de faire quelque chose ? Recevoir par Wero ne demande aucune action. Dès qu’on vous demande de cliquer, saisir, accepter, confirmer ou renvoyer, vous êtes en train de payer ou de livrer vos données. Un paiement reçu se constate sur votre compte, jamais dans un message.
Si l’argent est déjà parti, une deuxième question décide du recours : qui a validé ? Si ce n’est pas vous, l’opération est non autorisée et le remboursement est dû au plus tard le jour ouvrable suivant votre contestation. Si c’est vous, même trompé, le recours passe par la plainte. Pour éprouver vos réflexes, le test en huit situations mélange demandes légitimes et pièges de ce type, et l’anatomie d’un hameçonnage montre pourquoi le prétexte compte plus que la faute d’orthographe.
Questions fréquentes
Faut-il donner son IBAN ou sa carte pour recevoir un paiement Wero ?
Non. L’expéditeur n’a besoin que du numéro de mobile ou de l’adresse e-mail associé à votre compte dans Wero, et le paiement est crédité directement sur ce compte. Le centre d’aide de Wero précise que vos coordonnées bancaires ne sont jamais communiquées à l’expéditeur, et qu’un SMS, un courriel ou un appel qui vous demande votre IBAN ou d’autres informations sensibles en rapport avec un paiement Wero est une arnaque, à signaler à votre banque et à Wero.
Un acheteur m’envoie une demande de paiement Wero pour me payer, est-ce normal ?
Non, c’est l’inverse d’un paiement. Wero définit la demande de paiement comme une notification demandant à quelqu’un d’envoyer une somme précise. Celui qui l’émet demande de l’argent, il n’en verse pas. Si vous l’acceptez, vous payez l’acheteur. Un acheteur honnête vous envoie un paiement, qui arrive sur votre compte sans que vous ayez rien à accepter. Refusez la demande, puis signalez l’annonce et le compte de l’acheteur à la plateforme.
Peut-on annuler un paiement Wero envoyé à un escroc ?
Non. Le centre d’aide de Wero indique que les paiements sont définitifs et ne peuvent pas être annulés une fois autorisés. Contactez immédiatement votre banque pour qu’elle tente de récupérer les fonds auprès de la banque du bénéficiaire, sans garantie de résultat, puis déposez plainte. Comme vous avez validé le paiement vous-même, il s’agit d’une opération autorisée, pour laquelle le droit des paiements ne prévoit pas de remboursement obligatoire.
J’ai saisi ma carte sur un faux site Wero : la banque peut-elle refuser de me rembourser ?
Pas pour les débits passés sans vous si l’opération n’a pas fait l’objet d’une authentification forte : l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement rappelle que la négligence, même grave, ne peut alors fonder un refus. Si l’opération a été authentifiée, la banque peut invoquer une négligence grave, mais doit la prouver. L’avocat général de la Cour de justice estime qu’elle doit rembourser d’abord et en discuter ensuite. Les règles détaillées figurent dans le régime du paiement frauduleux.
Combien de temps ai-je pour contester un paiement Wero frauduleux ?
La Banque de France indique que vous devez signaler l’opération à votre banque au plus tard treize mois après le débit de votre compte. Ce délai est un maximum. La directive européenne demande d’informer la banque sans retard injustifié, et un signalement tardif affaiblit le dossier. Signalez donc dès la découverte, par écrit, en qualifiant l’opération de non autorisée, puis complétez votre dossier avec les captures, les messages et les numéros utilisés par l’escroc.
Sources et pour aller plus loin
Banque de FranceFoire aux questions WeroDélai de 13 mois pour signaler un débit non autorisé, preuve de l’authentification à la charge de la banque, erreur de numéro du destinataire.
Banque de FranceWero, mieux connaître les moyens de paiementFonctionnement par numéro de mobile, virement instantané SEPA en moins de 10 secondes, remplacement de Paylib, plafonds fixés par chaque banque.
Les liens ci-dessus renvoient vers les textes et les organismes cités. Les dates de consultation sont celles de la dernière relecture, le 4 octobre 2026.
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