L’intelligence artificielle est le sujet sur lequel circulent le plus d’affirmations invérifiables, dans les deux sens : la promesse d’une machine qui comprend, et la crainte d’une machine qui décide. Les deux reposent sur la même erreur, celle de partir de ce que le résultat donne l’impression d’être plutôt que de ce que le système fait réellement. Cette rubrique part toujours du mécanisme.
Un modèle de langage ne consulte pas une base de faits, il prédit le mot suivant à partir de régularités statistiques apprises sur un très grand corpus. Ce seul énoncé explique la plupart des comportements qui surprennent : pourquoi une réponse fausse est écrite avec le même aplomb qu’une réponse juste, pourquoi une référence bibliographique peut être entièrement inventée, pourquoi la qualité chute quand la question sort des sujets bien représentés dans les données, et pourquoi le français coûte plus cher à traiter que l’anglais.
La rubrique se lit dans l’ordre de la construction. Les bases posent le vocabulaire et séparent ce que le mot recouvre vraiment. Les modèles de langage ouvrent le capot : entraînement, tokens, fenêtre de contexte, mémoire. La fiabilité traite ce qui rate et comment le vérifier. Les prompts donnent la partie opératoire, les images et la voix couvrent la génération de médias et sa détection.
Viennent ensuite les conséquences. Le règlement européen sur l’IA impose un régime par niveaux de risque, avec des obligations qui ne visent pas le grand public mais les organisations qui déploient ces systèmes. Les données personnelles posent la question de ce que deviennent vos conversations. L’IA au travail aborde les usages professionnels, du compte rendu de réunion au tri de candidatures, avec le droit français applicable.