Le mot « intelligence artificielle » désigne à la fois une discipline de recherche née dans les années 1950, une famille de techniques statistiques, et un argument commercial collé sur à peu près n’importe quel logiciel. Cette confusion n’est pas anodine : elle empêche de voir que la plupart des systèmes appelés ainsi ne raisonnent pas, ne comprennent pas et ne vérifient rien. Ils calculent une sortie probable à partir de régularités observées.
Ce thème pose le vocabulaire avant tout le reste : ce que le mot recouvre et ce que le règlement européen en retient comme définition juridique, la différence entre une IA générative et les IA de prédiction ou de recommandation qui fonctionnent depuis des décennies, ce que veut dire « apprendre » pour une machine, et ce qu’est réellement un réseau de neurones une fois la métaphore biologique écartée.