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Téléphone volé : que faire, et dans quel ordre ?

Verrouiller sans effacer, suspendre la ligne, porter plainte avec l’IMEI, prévenir l’assureur sous deux jours ouvrés : ce que bloque chaque geste, qui le déclenche, et les délais que fixent les textes.

En bref

Dans cet ordre. Depuis un autre appareil, passez le téléphone en mode perdu ou verrouillez-le à distance, sans l’effacer tout de suite. Faites suspendre la ligne par l’opérateur : c’est gratuit, mais le forfait continue. Portez plainte en donnant le code IMEI : ce sont la police ou la gendarmerie qui transmettent la déclaration à l’opérateur, qui a ensuite quatre jours ouvrés pour bloquer l’appareil sur les réseaux. Déclarez le vol à votre assureur dans les deux jours ouvrés. Puis changez le mot de passe de votre messagerie et vérifiez vos moyens de paiement.

Sommaire

Dans cet ordre : verrouillez le téléphone à distance sans l’effacer, faites suspendre la ligne, portez plainte en donnant le code IMEI, déclarez le vol à votre assureur dans les deux jours ouvrés, puis reprenez la main sur votre messagerie et vos paiements. Le blocage de l’appareil lui-même ne se demande pas au téléphone : il part de la plainte, et l’opérateur a ensuite quatre jours ouvrés pour l’appliquer.

La scène est connue. Une terrasse, un métro, une main qui passe, et la poche est vide. Le premier réflexe est d’appeler l’opérateur pour « tout bloquer ». L’appel est utile, mais il ne fait pas ce que l’on croit. Il coupe la carte SIM. Le téléphone, lui, reste un appareil en état de marche, prêt à accueillir une autre carte, et toujours connecté au wifi.

Chaque geste ferme une porte différente, et chacun dépend d’un acteur différent : vous, l’opérateur, la police, l’assureur, l’éditeur du système. Les faire dans le désordre en laisse une ouverte, ou en referme une que vous aviez besoin de garder, comme celle de la localisation.

Cinq gestes, cinq portes : ce que chacun ferme vraiment

Le tableau rassemble ce que disent l’ARCEP, le code des postes et des communications électroniques, le code des assurances, Apple et Google. Il se lit de haut en bas, dans l’ordre où les gestes doivent être faits.

GesteQui agitDélaiCe que ça bloqueCe que ça ne bloque pas
Mode perdu ou verrouillage à distanceVous, depuis un autre appareilImmédiat si le téléphone est connectéL’écran, et chez Apple les cartes Apple PayLa carte SIM, qu’on peut retirer et utiliser ailleurs
Suspension de la ligneL’opérateur, sur votre appel ou dans l’espace clientLe jour mêmeAppels, SMS et données de votre forfaitLe téléphone, qui fonctionne avec une autre carte ou en wifi
Plainte avec l’IMEIVous, auprès de la police ou de la gendarmerieDès que possibleRien par elle-même : elle déclenche le blocage de l’appareilRien tant que la déclaration n’est pas parvenue à l’opérateur
Blocage de l’IMEIL’opérateur, sur la déclaration transmise par les forces de l’ordreQuatre jours ouvrés après réceptionL’accès de l’appareil aux réseaux mobilesLe wifi, et les réseaux des pays où le blocage n’est pas appliqué
Déclaration à l’assureurVousDeux jours ouvrés après la découverte, si le contrat le prévoitLe risque de perdre la garantie pour retardRien sur l’appareil lui-même

La colonne de droite explique pourquoi aucun geste ne suffit seul. La suspension protège votre forfait, pas vos données. Le verrouillage protège vos données, pas votre forfait. Le blocage de l’IMEI ôte au voleur l’essentiel de la valeur de revente, mais il arrive plusieurs jours après les deux autres. Les comptes en ligne, eux, n’entrent dans aucune case du tableau : ils se traitent à part.

Les premières minutes : verrouiller à distance, surtout pas effacer

Le premier geste se fait depuis un autre appareil, celui d’un proche ou un ordinateur, avant même d’appeler l’opérateur. Tant que le téléphone volé est allumé et connecté, il obéit encore à votre compte.

Sur iPhone, Apple décrit le chemin : l’application Localiser sur un autre appareil Apple, ou le site icloud.com/find, puis l’onglet des appareils et l’option qui signale l’appareil comme perdu. Le mode perdu verrouille l’iPhone avec son code, peut afficher vos coordonnées à l’écran, et suspend les cartes Apple Pay. C’est le geste le plus rentable de toute la liste.

Sur Android, Google propose deux adresses. Le site android.com/lock permet de verrouiller l’appareil en saisissant votre numéro de téléphone. Google limite ce verrouillage à deux fois par période de 24 heures. Le site android.com/find, connecté à votre compte Google, permet de faire sonner, de verrouiller ou d’effacer. Ces actions supposent que l’appareil soit allumé, connecté aux données mobiles ou au wifi, associé à votre compte Google, et que la fonction Localiser soit activée.

L’effacement à distance est tentant, et c’est presque toujours trop tôt. Apple prévient qu’il est irréversible, et qu’un appareil hors ligne ne s’effacera qu’à sa prochaine connexion. Google est plus explicite encore : un appareil dont la configuration d’usine a été rétablie « n’est plus disponible dans Localiser ». Effacer, c’est donc renoncer à suivre le téléphone. Gardez ce geste pour le moment où vous jugez l’appareil perdu pour de bon, ou si ses données sont assez sensibles pour justifier de perdre sa trace.

Si l’appareil n’apparaît plus, ou s’il est éteint, programmez quand même le mode perdu ou le verrouillage. Ils s’appliqueront à la prochaine connexion. Et notez la dernière position affichée : elle peut servir à la plainte, même si aller la chercher vous-même n’est jamais une bonne idée.

Attendez-vous aussi à recevoir des messages dans les jours qui suivent. Un SMS ou un courriel annonce que votre téléphone a été « localisé » ou « retrouvé », avec un lien vers une page aux couleurs d’Apple ou de Google. Apple est catégorique : elle ne vous contactera jamais au sujet d’un appareil retrouvé. Ce message vise le mot de passe de votre compte, celui qui permettrait de retirer l’appareil de la liste et de le revendre. Les coordonnées affichées en mode perdu suffisent à quelqu’un d’honnête pour vous joindre. Le reste relève de la mécanique décrite dans l’anatomie d’un hameçonnage : un prétexte crédible, une urgence, une page de connexion.

Suspendre la ligne : un appel gratuit, un forfait qui continue

Le deuxième geste protège votre facture et votre numéro. L’ARCEP demande de prévenir l’opérateur « très rapidement » : il bloque la carte SIM et rend la ligne inaccessible. Un voleur ne peut plus appeler des numéros surtaxés à vos frais, ni recevoir les SMS destinés à votre numéro sur cette carte.

Le blocage d’urgence pour perte ou vol est gratuit chez les quatre grands opérateurs, selon le relevé publié par Selectra en août 2026. Les numéros cités sont le 3900 chez Orange et Sosh, le 1023 chez SFR et RED, le 1064 chez Bouygues Telecom et B&You. Chez Free, le service client se joint au 3244, et la page d’assistance décrit une procédure dans l’espace abonné : commander une nouvelle carte, cocher « Oui, je souhaite suspendre ma ligne », puis activer la carte reçue pour lever la suspension. Free facture cette nouvelle carte 10 euros, et précise qu’une carte physique doit être commandée avant de pouvoir passer à une eSIM.

Avec une eSIM, la situation est un peu meilleure au départ : le voleur ne peut pas jeter la puce sans déverrouiller le téléphone, ce qui laisse un canal aux outils de localisation. La comparaison entre eSIM et carte SIM détaille cet avantage, qui ne dispense pas de suspendre la ligne.

Ce que la suspension ne fait pas est tout aussi important. Elle ne résilie rien. L’ARCEP est nette : le vol ou la perte ne constituent pas un motif légitime de résiliation, et si la durée minimale d’engagement n’est pas écoulée, vous ne pouvez pas partir sans payer les sommes prévues. Le forfait reste dû. Pour quitter l’opérateur une fois la nouvelle carte en main, ce sont les règles ordinaires de la résiliation d’un contrat en ligne qui s’appliquent.

La plainte avec l’IMEI : c’est elle qui déclenche le blocage du téléphone

Deux versions circulent. La première dit qu’il suffit d’appeler l’opérateur pour bloquer le téléphone par son IMEI. La seconde dit que seule la police peut le faire. La seconde décrit le circuit prévu par les textes.

L’article L. 34-3 du code des postes et des communications électroniques oblige les opérateurs mobiles à empêcher l’accès à leurs réseaux des « terminaux mobiles, identifiés et qui leur ont été déclarés volés ». L’ARCEP en décrit la mise en œuvre : vous portez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, celles-ci transmettent la déclaration de vol à l’opérateur, et l’opérateur bloque l’appareil dans les quatre jours ouvrés suivant sa réception. L’ARCEP précise que ce blocage est automatique et systématique. Le premier appel au service client sert donc à la ligne ; c’est la plainte qui atteint l’appareil.

Pour que la déclaration serve, l’ARCEP liste ce que la plainte doit contenir :

  • le code IMEI du téléphone, l’identifiant de quinze chiffres propre à chaque appareil ;
  • vos nom, prénom et adresse ;
  • la marque du téléphone ;
  • le numéro de la ligne associée ;
  • la date présumée du vol.

L’IMEI figure sur la boîte d’origine et s’affiche en composant *#06#, ce qui suppose d’avoir encore le téléphone. Après coup, cherchez la boîte, ou demandez-le à votre opérateur. Apple ajoute que la police peut aussi demander le numéro de série de l’appareil.

La plainte peut se déposer en commissariat, en gendarmerie, ou en ligne. Le service Plainte en ligne apporte une précision que peu de victimes connaissent : le document téléchargeable à la fin du dépôt n’est qu’un récapitulatif « sans valeur juridique ». Un procès-verbal signé électroniquement est établi après examen par les enquêteurs, en moins d’une semaine pour un dossier traité entièrement en ligne, et en une quinzaine de jours environ quand un rendez-vous est nécessaire.

Ce que le blocage de l’IMEI ne fait pas

Un IMEI bloqué rend le téléphone inutilisable sur les réseaux mobiles des opérateurs qui appliquent la liste. C’est une perte de valeur réelle pour le voleur. Mais le blocage a quatre limites, et les connaître évite de trop compter dessus.

  • Le wifi n’est pas concerné. Le blocage porte sur l’accès aux réseaux mobiles. Un appareil bloqué peut encore se connecter à une box, ce qui laisse d’ailleurs une chance au mode perdu de s’appliquer.
  • La frontière l’arrête. En 2013, la police, la gendarmerie et les douanes françaises ont obtenu l’accès à la base mondiale des téléphones volés tenue par la GSMA. Next rapportait alors que cet accès sert à vérifier un appareil, notamment lors de contrôles, pas à le bloquer : un téléphone inscrit à l’étranger pouvait fonctionner en France, et inversement.
  • Il ne vise que le vol. L’article L. 34-3 parle de terminaux « déclarés volés ». Une perte n’est pas une infraction et ne donne pas lieu à plainte ; elle n’ouvre donc pas ce circuit.
  • Il ne protège pas vos données. Un appareil bloqué sur le réseau garde son contenu. Seuls le verrouillage, le chiffrement du système et, en dernier recours, l’effacement s’en occupent.

Le blocage n’a pas non plus de date limite. Dans une réponse publiée au Journal officiel le 7 mai 2019, le Gouvernement indique que l’article L. 34-3 ne prévoit « pas une durée maximale à compter de la date du vol pour demander le blocage » ; la règle applicable est la prescription des délits, six ans. La même réponse revient sur un épisode de novembre 2018 : des centaines de téléphones loués par Free Mobile et revendus d’occasion par leurs locataires ont cessé de capter le réseau, après une plainte pour vol de l’opérateur. Leurs acheteurs ne savaient rien.

C’est la leçon inverse pour qui achète d’occasion : un IMEI peut être bloqué des mois après la vente. Achetez à un professionnel, qui vous doit la garantie légale de conformité, et vérifiez l’IMEI avant de payer, selon la méthode décrite pour un téléphone reconditionné.

L’assurance : deux jours ouvrés, et un récapitulatif qui ne suffit pas

Si le téléphone est assuré, par un contrat dédié, par l’opérateur ou par une option liée à une carte bancaire, le délai de déclaration compte. L’article L. 113-2 du code des assurances interdit aux contrats d’imposer moins de cinq jours ouvrés pour déclarer un sinistre, sauf pour le vol, où le délai peut être réduit à deux jours ouvrés. Selectra, qui présente l’article, rappelle que le délai court à partir du moment où vous découvrez le vol, et que les week-ends ne comptent pas.

Un retard ne fait pas perdre la garantie automatiquement. La déchéance suppose que le contrat la prévoie, et que l’assureur prouve que le retard lui a causé un préjudice. Une hospitalisation ou un cas de force majeure l’écartent. Mais discuter de ces conditions après coup est une position faible : déclarez dans les deux jours, même sans tous les documents.

La pièce que tout assureur demande est la plainte. C’est là que le récapitulatif de la plainte en ligne pose problème. Une victime raconte sur la plateforme publique de retours d’expérience que son assureur a refusé ce document et exigé l’original ; le service a confirmé qu’il n’avait pas de valeur juridique, le procès-verbal signé venant ensuite. En pratique, déclarez le sinistre dans les deux jours avec la référence de la plainte, puis transmettez le procès-verbal dès réception.

Comptes et paiements : le téléphone est la clé de tout le reste

Un téléphone volé déverrouillé, ou dont le code a été observé par-dessus votre épaule, donne accès à bien plus qu’un appareil : la messagerie, les applications bancaires, les mots de passe enregistrés, et les codes de connexion qui arrivent par SMS. C’est la raison d’être des protections contre le vol qu’Apple et Google ont ajoutées à leurs systèmes.

La Protection en cas de vol de l’appareil, sur iPhone à partir d’iOS 17.3, exige Face ID ou Touch ID pour utiliser les mots de passe enregistrés ou les moyens de paiement quand l’iPhone se trouve hors des lieux qui vous sont familiers. Pour modifier le mot de passe du compte Apple ou certains réglages de sécurité, elle ajoute un délai de sécurité d’une heure. Un voleur qui connaît votre code ne peut donc pas changer votre mot de passe dans la minute. Apple précise que la fonction « peut être activée par défaut » : vérifiez dans les réglages de Face ID et du code.

Sur Android, Google décrit un verrouillage en cas de détection de vol, qui verrouille l’écran quand les capteurs détectent un arrachement suivi d’une fuite, à partir d’Android 10. Il ne s’applique pas si l’écran est déjà verrouillé. S’y ajoutent un verrouillage automatique quand l’appareil reste hors connexion, et un contrôle d’identité biométrique pour les actions sensibles hors des lieux de confiance, ces dernières fonctions demandant pour la plupart Android 15.

Depuis un autre appareil, une fois le téléphone verrouillé et la ligne suspendue :

Côté paiements, le mode perdu d’Apple suspend les cartes Apple Pay. Pour tout le reste, prévenez la banque, et faites opposition sur toute carte physique rangée dans la coque. Un débit que vous n’avez pas autorisé se conteste : la règle est que la banque rembourse d’abord et enquête ensuite, sauf négligence grave qu’elle doit prouver.

Le vol révèle souvent une dépendance au SMS. Un second facteur reçu par message suit la ligne, pas la personne. Une application d’authentification ou une clé physique résistent mieux, comme le montre la comparaison des seconds facteurs, et les clés d’accès se resynchronisent sur le nouvel appareil sans dépendre de l’ancien.

Avant le prochain vol : six réglages qui changent l’issue

Presque tout ce qui précède dépend de choix faits avant le vol. Ils prennent quelques minutes, une fois.

RéglagePourquoi
Noter l’IMEI (*#06#) hors du téléphoneLa plainte en a besoin, et la boîte est rarement à portée de main
Vérifier que Localiser est activéSans lui, ni mode perdu, ni verrouillage, ni effacement à distance
Activer la Protection en cas de vol (iPhone) ou la protection contre le vol (Android)Un code observé ne suffit plus pour vider les mots de passe ou changer celui du compte
Masquer le contenu des notifications sur l’écran verrouilléLes codes reçus par SMS ne s’affichent plus à qui tient l’appareil
Activer le code PIN de la carte SIMLa carte retirée ne sert plus dans un autre téléphone
Vérifier la sauvegardeUn téléphone effacé ou jamais retrouvé ne doit rien emporter de définitif

Le dernier point mérite une précision. Une photothèque synchronisée n’est pas tout à fait une sauvegarde, parce que la synchronisation recopie aussi les suppressions. Si un voleur efface votre photothèque sur l’appareil déverrouillé, la copie dans le nuage peut suivre.

Enfin, les services de localisation, dont dépend le fonctionnement de ces outils, se règlent comme n’importe quelle autorisation. Les couper entièrement par souci de vie privée désactive aussi une partie de la protection contre le vol : c’est un arbitrage, présenté dans l’article sur les permissions des applications.

Le critère à retenir : à chaque geste, demandez ce qu’il ferme

Devant un téléphone volé, la question utile n’est pas « ai-je tout bloqué ? », mais « qu’est-ce qui reste ouvert ? ». Quatre portes, quatre réponses.

  • L’écran et les données : mode perdu ou verrouillage à distance, tout de suite, sans effacer ni retirer l’appareil du compte.
  • La ligne : suspension par l’opérateur, gratuite, en sachant que le forfait continue.
  • L’appareil sur les réseaux : plainte avec l’IMEI ; le blocage suit en quatre jours ouvrés après réception de la déclaration par l’opérateur.
  • Vos comptes et votre argent : messagerie d’abord, banque ensuite, assureur dans les deux jours ouvrés.

Si vous ne deviez retenir qu’une chose : l’appel à l’opérateur coupe la carte, la plainte bloque le téléphone, et seul votre compte protège ce qu’il contient.

Questions fréquentes

Faut-il porter plainte si le téléphone est seulement perdu ?

Une perte n’est pas une infraction, et l’article L. 34-3 du code des postes et des communications électroniques ne vise que les terminaux « déclarés volés ». Faites suspendre la ligne et passez l’appareil en mode perdu. Si vous apprenez ensuite qu’il a été volé, la plainte reste possible : la réponse ministérielle de 2019 indique qu’aucune durée maximale à compter du vol n’est prévue pour demander le blocage, la prescription des délits étant de six ans.

Mon opérateur peut-il bloquer l’IMEI dès mon appel ?

Le circuit décrit par l’ARCEP est autre : vous donnez l’IMEI dans la plainte, la police ou la gendarmerie transmet la déclaration de vol à l’opérateur, et celui-ci bloque l’appareil dans les quatre jours ouvrés suivant la réception. L’appel au service client sert à suspendre la ligne et à commander une nouvelle carte SIM. Il ne remplace pas la plainte, que demandent aussi la plupart des assureurs.

Je ne connais pas l’IMEI de mon téléphone volé : où le trouver ?

Sur l’étiquette de la boîte d’origine, ou auprès de votre opérateur. Apple indique que la police peut aussi demander le numéro de série de l’appareil. Pour la prochaine fois, composez *#06# sur le nouvel appareil et notez le code dans un endroit qui ne dépend pas du téléphone.

Un message dit que mon iPhone volé a été retrouvé : est-ce sérieux ?

Apple écrit qu’elle ne vous contactera jamais au sujet d’un appareil retrouvé. Un SMS ou un courriel qui annonce une localisation et renvoie vers une page de connexion cherche votre identifiant et votre mot de passe Apple, qui permettraient de retirer l’appareil de votre compte et donc de lever le verrouillage d’activation. Ne saisissez rien. Le test pour reconnaître une arnaque montre ce type de prétexte.

J’ai acheté d’occasion un téléphone qui s’avère bloqué : quels recours ?

La réponse ministérielle publiée au JO du 7 mai 2019 distingue deux cas. Acheté à un particulier, vous pouvez lui demander le remboursement du prix. Acheté à un professionnel, vous pouvez agir au titre de la garantie légale de conformité (articles L. 217-4 et suivants du code de la consommation) si le téléphone n’est plus utilisable. Le Gouvernement a écarté l’idée d’une liste publique des téléphones loués.

Sources et pour aller plus loin

Les liens ci-dessus renvoient vers les textes et les organismes cités. Les dates de consultation sont celles de la dernière relecture, le 17 octobre 2026.