explique.online

Courriel

Compte mail inactif : au bout de combien de temps est-il supprimé ?

Un an pour une boîte Outlook.com ou Yahoo, deux ans pour un compte Google, douze mois pour un compte Proton gratuit. Ce que chaque service compte comme activité, ce qui disparaît, et le geste qui garde une vieille adresse en vie.

En bref

Le délai le plus court n’est pas celui de Google. Une boîte Outlook.com ou Hotmail doit être ouverte au moins une fois par an, OneDrive aussi, séparément ; le compte Microsoft, lui, tient deux ans. Une boîte Yahoo est vidée après 12 mois sans ouverture, et le compte suit à 18 mois. Un compte Google personnel est supprimable après deux ans sans aucune activité, un compte Proton gratuit après 12 mois, un compte iCloud après un an, avec 30 jours de préavis. Le contenu supprimé ne revient pas, même si l’adresse peut être réactivée.

Sommaire

Un an, si votre adresse est chez Microsoft (@outlook.fr, @hotmail.fr, @live.fr) ou chez Yahoo : au-delà de douze mois sans ouvrir la boîte, son contenu peut être effacé. Deux ans chez Google, où toute activité sur le compte compte, d’une recherche à une vidéo YouTube. Douze mois pour un compte Proton gratuit, un an pour iCloud. Et dans aucun de ces cas le contenu supprimé ne revient.

La situation typique est celle d’une adresse de secours. Créée il y a dix ans pour un forum, elle sert aujourd’hui d’adresse de récupération à votre compte principal, ou d’identifiant pour un vieux compte de cagnotte. Vous ne l’ouvrez jamais. Le jour où vous en avez besoin, la page de connexion répond que le compte n’existe plus.

Le chiffre de deux ans circule partout, parce que c’est celui que Google a annoncé et que la presse a repris. Il est juste pour Google, et faux pour les deux autres grandes messageries gratuites. Surtout, ce qui compte comme « activité » diffère d’un service à l’autre : se connecter au compte suffit chez l’un, ne suffit pas chez l’autre.

Un an chez Microsoft et Yahoo, deux ans chez Google : les délais côte à côte

Le tableau rassemble ce que disent les conditions et les pages d’aide de chaque service, relues le 16 octobre 2026. Deux colonnes comptent autant que le délai : ce qui remet le compteur à zéro, et ce qui se passe à l’échéance.

ServiceDélai d’inactivitéCe qui compte comme activitéCe qui se passe
Outlook.com, Hotmail, Live (boîte)1 anSe connecter à la boîte de réception Outlook.comBoîte clôturée
OneDrive1 anSe connecter à OneDrive, séparément de la boîteCompte OneDrive clôturé
Compte Microsoft2 ansSe connecter au compte ; achats, abonnement, solde ou compte familial avec un mineur prolongent l’état actifCompte fermé, données effacées ou dissociées
Yahoo Mail (boîte)12 moisAccéder à la boîte ; la connexion au compte seule ne compte pasCourriels, dossiers, contacts et réglages supprimés définitivement, plus de réception
Compte Yahoo18 moisSe connecter au compteCompte programmé pour désactivation et suppression
Compte Google personnel (Gmail)2 ansLire ou envoyer un courriel, Drive, YouTube, recherche, téléchargement d’appli, « Se connecter avec Google »Compte et contenu supprimables, au plus tôt depuis le 1er décembre 2023
Proton (offre gratuite)12 mois consécutifsSe connecter à un service Proton et y faire une action simpleCompte et données supprimables
iCloud1 anNon détaillé par les conditionsRésiliation possible, 30 jours de préavis par courriel
Free (@free.fr)« Plusieurs mois »Non détailléBoîte supprimée, contenu perdu, adresse recréable

Microsoft et Yahoo comptent la boîte séparément du compte. C’est la source de la plupart des mauvaises surprises : vous vous connectez à Windows, à votre Xbox ou à la page d’accueil de Yahoo, vous êtes bien « connecté », et la messagerie s’éteint quand même.

Les adresses fournies par une box (Orange, SFR, Free, Bouygues Telecom) suivent d’autres règles, liées au contrat plus qu’à l’activité. Elles sont détaillées dans ce que devient une adresse de fournisseur d’accès après la résiliation. Seule Free est reprise ici, parce que sa règle d’inactivité s’applique aussi aux abonnés en cours.

Être connecté ne suffit pas toujours : ce que chaque service compte comme activité

Google a la définition la plus large. Sa page sur les comptes inactifs cite, comme activités qui maintiennent le compte, le fait de lire ou d’envoyer un courriel, d’utiliser Google Drive, de regarder une vidéo YouTube, de partager une photo, de télécharger une application, d’utiliser la recherche Google, et d’utiliser « Se connecter avec Google » pour ouvrir une session sur un site tiers. Un compte qui sert d’identifiant sur un autre site reste donc actif tant que vous vous connectez à ce site par ce bouton.

Microsoft découpe. Le contrat de services en vigueur au 30 septembre 2026 pose deux règles distinctes : se connecter au compte au moins une fois tous les deux ans, et se connecter « à votre boîte de réception Outlook.com et à OneDrive (séparément) au moins une fois par an ». Ouvrir la session Windows avec le compte Microsoft entretient le compte, pas forcément la boîte. Utiliser OneDrive tous les jours n’entretient pas la boîte, et l’inverse est vrai aussi.

Yahoo est le plus explicite sur le piège. Sa page d’aide écrit que se connecter au compte Yahoo, à lui seul, ne compte pas comme une activité de la boîte. Il faut ouvrir Yahoo Mail. Le compte, lui, suit sa propre horloge, plus longue.

Proton demande de se connecter à l’un de ses services et d’y faire une action simple : ouvrir un courriel, consulter un fichier, se connecter à un serveur VPN. N’importe quel service entretient l’ensemble du compte.

Apple, enfin, ne dit pas dans ses conditions ce qu’est un compte « inactif ». La règle existe, la définition non.

Gmail : deux ans, des exceptions, et une adresse que personne ne récupérera

Pour Google, un compte inactif est un compte « qui n’a pas été utilisé depuis deux ans ». La règle vise les comptes Google personnels. Elle exclut les comptes créés par une entreprise, une école ou une autre organisation. Google l’applique au plus tôt depuis le 1er décembre 2023.

Plusieurs situations maintiennent un compte actif même sans connexion récente. La page de Google cite un achat de produit, d’application, de service ou d’abonnement Google en cours, une carte cadeau dotée d’un solde, une application ou un jeu publié qui génère encore des abonnements ou des transactions, la gestion d’un mineur via Family Link, et l’achat de contenus numériques comme des livres ou des films.

Avant de supprimer, Google envoie des notifications à l’adresse du compte et à l’adresse de récupération, si vous en avez renseigné une. La page ne précise pas combien de temps à l’avance. C’est une raison suffisante pour que l’adresse de récupération soit une boîte que vous lisez vraiment.

La règle a une autre branche, moins connue : Google se réserve aussi le droit de supprimer les données d’un produit que vous n’utilisez pas depuis au moins deux ans, même si le reste du compte est actif. Regarder YouTube chaque soir protège le compte, pas nécessairement des photos ou des fichiers que vous n’ouvrez jamais.

Ce que Google garantit, en revanche, c’est le sort de l’adresse. Sur sa page consacrée au changement d’adresse Gmail, Google écrit que, même si vous supprimez votre compte, personne ne pourra utiliser l’ancienne adresse e-mail du compte. Les liens de réinitialisation que d’autres services y enverraient encore n’arriveront chez personne.

Outlook.com et Hotmail : la boîte ferme au bout d’un an, le compte au bout de deux

Les adresses @hotmail.fr, @live.fr et @outlook.fr sont toutes des boîtes Outlook.com, rattachées à un compte Microsoft. Elles obéissent donc aux deux règles du contrat de services : la boîte doit être ouverte au moins une fois par an, le compte doit être utilisé au moins une fois tous les deux ans. Faute de connexion à la boîte, Microsoft écrit qu’il procédera à la clôture de la boîte de réception Outlook.com et du compte OneDrive.

Le contrat réserve le cas où « une période plus longue est indiquée » dans une offre payante ou par la loi. Il ne nomme pas d’offre en particulier dans les passages consultés. Abonné ou non, la seule lecture sûre est donc l’ouverture annuelle de la boîte.

Le compte Microsoft, lui, échappe à la fermeture tant qu’une des exceptions de la stratégie d’activité s’applique : un achat ou un abonnement Microsoft actif, une application publiée sur le Microsoft Store, une certification Microsoft, un solde non dépensé, une somme due par Microsoft, ou un compte familial auquel un mineur est rattaché. Un compte verrouillé depuis plus de deux ans est considéré comme inactif, même si vous avez essayé de vous y connecter.

À la fermeture du compte, le contrat prévoit que Microsoft effacera les données et le contenu associés, ou les dissociera de vous et de votre compte. Aucun délai de grâce n’est annoncé pour une fermeture pour inactivité dans les textes consultés.

Ne confondez pas avec la corbeille : un courriel jeté reste récupérable un temps, comme le détaille le délai de récupération d’un fichier ou d’un courriel supprimé. Une boîte clôturée pour inactivité n’a plus de corbeille du tout.

Yahoo Mail : le contenu disparaît à 12 mois, le compte à 18

Yahoo est le seul des grands services à vider la boîte avant de supprimer le compte. Si vous n’accédez pas à votre boîte Yahoo Mail pendant 12 mois, elle devient inactive : elle cesse de recevoir de nouveaux courriels, et tous les courriels, dossiers, contacts et réglages sont supprimés définitivement, sans restauration possible. Si vous ne vous connectez pas non plus au compte pendant six mois de plus, soit 18 mois en tout, le compte est programmé pour être désactivé et supprimé.

Yahoo envoie des rappels 90, 60 et 30 jours avant la suppression, à la boîte Yahoo elle-même et à l’adresse de secours si vous en avez indiqué une. Sur une boîte que vous n’ouvrez plus, les trois premiers ne servent à rien : seule l’adresse de secours vous préviendra.

Une boîte inactive se récupère en se reconnectant, mais Yahoo est clair sur la portée de ce retour : l’accès à la boîte revient, pas les courriels, dossiers, contacts ou réglages supprimés. Vous retrouvez une adresse vide. L’abonnement Yahoo Mail Plus empêche la suppression pour inactivité, là où il est proposé : Yahoo précise qu’il ne l’est pas partout.

Reste la question de l’adresse. Les pages d’aide actuelles de Yahoo ne disent pas si un identifiant supprimé peut être attribué à quelqu’un d’autre. Le précédent existe : en 2013, Yahoo a remis en circulation des identifiants inactifs, et leurs nouveaux titulaires ont reçu des invitations à des mariages, des confirmations de vol et des informations d’accès à des comptes tiers destinées aux anciens. Yahoo assurait alors que seuls 7 % des identifiants inactifs concernés étaient liés à une boîte Yahoo Mail.

iCloud, Proton, Free : « peut supprimer » ne veut pas dire « supprimera »

Les conditions d’iCloud, mises à jour le 14 septembre 2026, autorisent Apple à résilier un compte inactif depuis un an, sur préavis de 30 jours envoyé par courriel. Après la résiliation, vous risquez de perdre l’accès au service, et Apple supprime les informations et les données stockées dans le compte « après un certain délai », sans plus de précision. Une règle séparée, plus courte, vise les sauvegardes : si un appareil n’a pas été sauvegardé sur iCloud pendant 180 jours, Apple se réserve le droit de supprimer les sauvegardes de cet appareil.

Ce délai vise l’appareil, pas le compte : la sauvegarde d’un ancien iPhone rangé dans un tiroir n’est pas protégée par l’activité du nouveau.

Proton peut supprimer un compte gratuit inactif depuis 12 mois consécutifs, avec ses données : courriels, fichiers, agendas, mots de passe. Il envoie des rappels 30, 15 et 7 jours avant. Les comptes créés avant le 9 avril 2024 avaient bénéficié d’un délai de 24 mois, que Proton indique ne plus appliquer à partir du 9 avril 2026. Les offres payantes ne sont jamais supprimées pour inactivité.

Free, enfin, indique qu’une boîte @free.fr peut être supprimée automatiquement après une longue période d’inactivité, « plusieurs mois », sans chiffre. Le contenu est alors définitivement perdu, et vos correspondants reçoivent un message indiquant que l’adresse n’est pas valide, l’un de ces retours automatiques décrits dans le trajet d’un courriel entre deux serveurs. La boîte se recrée depuis l’espace abonné en deux heures environ, vide.

Tous ces textes disent « peut ». Une boîte inactive depuis trois ans peut donc encore fonctionner, mais le droit de supprimer est acquis dès l’échéance.

Ce qui disparaît vraiment : le contenu, l’adresse, et les comptes qui en dépendaient

La perte la plus visible est le contenu : des années de courriels, des pièces jointes, des contacts. Pour un compte Google ou Microsoft, elle s’étend aux fichiers stockés et aux photos. Aucun service consulté ne propose de restaurer ce contenu après une suppression pour inactivité.

La perte la moins visible est celle des comptes rattachés. Une adresse qui sert d’identifiant ou d’adresse de secours ailleurs ne vous prévient pas de sa disparition. Le jour où vous oubliez un mot de passe, le lien de réinitialisation part vers une boîte qui n’existe plus. Et si ce compte est piraté, la reprise en main passe justement par cette adresse, comme le montre l’ordre des gestes après un vol de mot de passe.

Le risque change de nature selon le sort de l’adresse. Chez Google, elle est gelée : personne ne pourra la reprendre, mais vous non plus. Chez Proton, elle n’est en général ni récupérable ni réattribuable. Là où une réattribution est possible, comme l’a montré l’épisode Yahoo de 2013, un inconnu peut recevoir vos codes et vos liens à votre place. Et si vous ouvrez une adresse neuve qui reçoit des codes de connexion que vous n’avez jamais demandés, la marche à suivre est celle d’un code de vérification non demandé.

Pour savoir quels comptes dépendent d’une vieille adresse, deux sources se complètent : votre gestionnaire de mots de passe, trié par identifiant, et une recherche dans la boîte elle-même sur « bienvenue », « confirmez votre adresse » ou « réinitialisation ». Les fuites de données révèlent aussi des inscriptions oubliées : vérifier si une adresse a fuité fait parfois remonter des services dont vous aviez perdu la trace.

Garder une vieille adresse en vie : le geste minimal, deux fois par an

Les avertissements partent d’abord vers la boîte menacée, celle que vous ne lisez pas. Mieux vaut ne jamais approcher de l’échéance. Le délai le plus court du tableau est d’un an ; une routine semestrielle laisse une marge confortable, y compris pour le délai de prise en compte de Microsoft.

Si l’adresse doit disparaître, faites-le vous-même plutôt que de laisser l’inactivité décider. Une fermeture volontaire vous laisse choisir la date, après avoir migré les comptes rattachés. Mais désactiver un compte n’est pas l’effacer, et la procédure diffère d’un service à l’autre.

Avant toute fermeture, volontaire ou subie, exportez ce qui compte. Une copie du courrier dans un logiciel configuré en IMAP n’en est pas une : elle reflète le serveur et peut se vider à la synchronisation suivante, défaut décrit dans la différence entre synchronisation et sauvegarde. Copiez les messages dans des dossiers locaux, ou importez-les dans la nouvelle boîte.

La boîte d’un proche qui ne peut plus s’y connecter

Les règles d’inactivité ne font pas de différence entre un compte oublié et celui d’une personne décédée, hospitalisée longtemps ou qui ne sait plus se servir de son ordinateur. Sans connexion, l’échéance arrive de la même façon.

Pour une personne décédée, le cadre est l’article 85 de la loi Informatique et Libertés. Selon la CNIL, chacun peut laisser de son vivant des directives générales, confiées par exemple à un notaire, ou particulières, adressées directement à un service. En l’absence de directives, les héritiers peuvent faire clôturer les comptes du défunt, s’opposer à la poursuite des traitements, et accéder aux informations utiles à la liquidation et au partage de la succession. Ces droits prolongent ceux que chacun exerce de son vivant, détaillés dans les huit demandes du RGPD. La démarche se fait auprès de chaque service, avec un acte de décès, et doit précéder l’échéance d’inactivité si des messages doivent être conservés.

Google propose en outre un gestionnaire de compte inactif : vous fixez vous-même un délai lors de la configuration, et jusqu’à 10 personnes peuvent recevoir vos données une fois ce délai écoulé. C’est la seule des messageries étudiées ici à offrir un tel outil dans les pages consultées.

Pour un proche vivant qui n’arrive plus à se connecter, l’enjeu est d’abord de garder la boîte active sans prendre ses mots de passe. Les précautions pour aider un proche à distance s’appliquent : faire la visite semestrielle avec lui, à côté de lui.

Ce que ces délais ne couvrent pas

Les adresses professionnelles et scolaires dépendent de l’administrateur de l’organisation, souvent jusqu’à la fin du contrat de travail ou de la scolarité. Les délais du tableau datent des pages relues le 16 octobre 2026. Ils ont changé récemment chez Proton (fin du délai de 24 mois en avril 2026) et chez Microsoft (contrat en vigueur au 30 septembre 2026). Pour une messagerie non citée, cherchez « inactivité » dans ses conditions d’utilisation.

Le critère à retenir : la date de votre dernière ouverture de la boîte

La question utile n’est pas « depuis quand ne me suis-je pas connecté au compte ? », mais « depuis quand n’ai-je pas ouvert cette boîte-là ? ». Chez Microsoft et Yahoo, c’est la boîte qui compte, et le délai est d’un an. Si vous ne savez pas répondre pour une adresse qui sert encore d’identifiant ou d’adresse de secours, ouvrez-la aujourd’hui, puis tous les six mois.

Et si une adresse ne mérite plus cette visite, ne la laissez pas mourir seule : migrez les comptes qui en dépendent, exportez ce qui compte, puis fermez-la vous-même, à la date que vous aurez choisie.

Questions fréquentes

Est-ce que la relève automatique sur mon téléphone compte comme une activité ?

Aucun des services consultés ne le dit en ces termes. Google cite « lire ou envoyer un e-mail », ce que fait une application connectée quand vous ouvrez un message. Yahoo exige d’« accéder » à la boîte et précise que la connexion au compte seule ne suffit pas. Microsoft parle de se connecter à la boîte. Le geste sûr reste le même partout : ouvrir la boîte dans le webmail ou l’application officielle, lire un message, une fois par semestre.

Un compte supprimé pour inactivité peut-il être récupéré ?

L’adresse parfois, le contenu non. Yahoo écrit qu’une boîte inactive se récupère en se reconnectant, mais sans les courriels, dossiers, contacts et réglages supprimés. Free recrée une boîte supprimée sous deux heures, vide. Proton indique que les adresses supprimées ne peuvent en général ni être récupérées ni réattribuées. Si un message comptait, il fallait l’avoir exporté avant, comme une archive sauvegardée selon la règle 3-2-1.

Payer un abonnement protège-t-il ma boîte ?

Chez Proton, oui : la règle d’inactivité ne vise pas les offres payantes. Chez Yahoo, l’abonnement Yahoo Mail Plus empêche la suppression de la boîte, là où il est proposé. Chez Google, un achat ou un abonnement « en cours » maintient le compte actif. Chez Microsoft, un abonnement actif prolonge le compte, mais le contrat ne dit pas, dans le passage consulté, qu’il dispense de l’ouverture annuelle de la boîte Outlook.com : ouvrez-la quand même.

J’ai reçu un courriel annonçant la suppression de ma boîte pour inactivité. Est-ce une arnaque ?

Pas forcément, mais ne cliquez pas. Google, Yahoo, Proton et Apple préviennent réellement avant de supprimer, par courriel. Un message qui vous demande de « confirmer » votre compte par un lien, de saisir votre mot de passe ou un code est en revanche un hameçonnage classique. Ouvrez vous-même le webmail en tapant son adresse : si la boîte est vraiment menacée, se connecter suffit à la sauver, sans aucun formulaire.

Que devient la boîte mail d’une personne décédée ?

Elle suit les mêmes règles d’inactivité : faute de connexion, elle finit supprimée. Selon la CNIL, les héritiers peuvent faire fermer les comptes du défunt et obtenir les informations utiles au règlement de la succession, en l’absence de directives laissées de son vivant (article 85 de la loi Informatique et Libertés). Si des messages comptent, la démarche auprès du service doit précéder l’échéance.

Sources et pour aller plus loin

Les liens ci-dessus renvoient vers les textes et les organismes cités. Les dates de consultation sont celles de la dernière relecture, le 16 octobre 2026.