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Outil

De quel débit internet avez-vous vraiment besoin ?

Indiquez ce que votre foyer fait en même temps, l’outil estime le débit descendant et montant nécessaire, et dit quand augmenter l’offre ne servira à rien.

Décrivez ce qui se passe en même temps chez vous

Indiquez le nombre d’usages simultanés en heure de pointe, pas le nombre de personnes. Le calcul se fait dans votre navigateur.

0 Mb/sdébit descendant conseillé
0 Mb/sdébit montant conseillé
0 Mb/spointe simultanée

Détail de l’estimation, en mégabits par seconde
UsageNombreDescendantMontant

Convertisseur mégabits et mégaoctets

Comment l’estimation est construite

Chaque usage se voit attribuer une consommation typique en mégabits par seconde, puis les usages simultanés s’additionnent. L’outil ajoute ensuite une marge de 40 % et un plancher, pour trois raisons : les protocoles réseau consomment une part de la liaison, les lecteurs vidéo remplissent leur mémoire tampon par à-coups plus rapides que la lecture, et des transferts d’arrière-plan surviennent sans prévenir (mises à jour, sauvegardes, synchronisations).

Ces valeurs sont des ordres de grandeur, pas des mesures. Une même vidéo en 4K peut consommer du simple au double selon la plateforme et le codec utilisé.

Consommation typique par usage

Ce sont les valeurs qu’utilise le calculateur ci-dessus. Elles servent aussi à lire une offre : un usage dont le besoin montant dépasse le descendant change complètement le critère de choix.

Ordres de grandeur par usage simultané, en mégabits par seconde
UsageDescendantMontantCe qui le fait varier
Navigation, courriel, réseaux sociaux20,5Le poids des pages, surtout publicitaire ; la latence compte plus que le débit
Vidéo en définition standard30,1Le codec de la plateforme
Vidéo en haute définition (1080p)80,1Du simple au double selon la plateforme
Vidéo en 4K250,1Le poste le plus variable de la liste : 15 à 40 selon la source
Visioconférence en haute définition44Symétrique : c’est votre image qui remonte
Jeu en ligne31Très peu gourmand ; la latence et la gigue font tout
Jeu en streaming (cloud gaming)301La résolution et la fluidité choisies
Télétravail, bureau distant, gros fichiers1010Symétrique, et sensible aux coupures brèves
Sauvegarde ou envoi vers le cloud120Sature le montant et dégrade tout le reste du foyer
Caméra de surveillance en continu0,23Par caméra, et vingt-quatre heures sur vingt-quatre

Deux lignes méritent attention parce qu’elles inversent le raisonnement habituel. La sauvegarde vers le cloud demande vingt fois plus en montant qu’en descendant : lancée en pleine soirée, elle dégrade la visioconférence de quelqu’un d’autre dans le logement, sans que personne ne comprenne pourquoi. Les caméras, elles, consomment en permanence et non aux heures de pointe : trois caméras occupent durablement neuf mégabits montants, soit davantage qu’une réunion vidéo.

Ce que vend une offre, et ce que vous en obtenez

Le chiffre du contrat est un maximum théorique sur le dernier segment du réseau, pas un débit garanti de bout en bout. Trois choses s’interposent, et aucune ne se corrige en payant plus cher.

Le partage en amont. La capacité du quartier est mutualisée. C’est pourquoi un même abonnement délivre des mesures différentes à 15 heures et à 21 heures, et pourquoi un test de débit effectué au mauvais moment ne prouve rien.

Le wifi, qui est presque toujours le plafond réel. Un abonnement à un gigabit ne se distribue pas en wifi à plusieurs appareils simultanés : la bande est partagée dans le temps, et un seul appareil ancien suffit à ralentir les autres. Au-delà de 300 Mb/s environ, le câble Ethernet vers les postes fixes et la console apporte plus que n’importe quel changement d’offre.

Le serveur d’en face. Un téléchargement lent depuis un site surchargé reste lent sur une fibre. Votre débit est un plafond, jamais un plancher.

Latence, gigue et débit sont trois choses différentes

Le débit est un volume par seconde, la latence un délai d’aller-retour, la gigue l’irrégularité de ce délai. La confusion coûte cher parce que les symptômes les plus agaçants relèvent des deux dernières, que les offres ne mentionnent pas : un jeu qui saccade, une page qui met trois secondes à démarrer, une voix qui se hache. Augmenter le débit n’y change rien, et c’est la raison pour laquelle tant d’abonnés changent d’offre sans rien gagner.

Le tableau ci-dessous classe les symptômes courants selon qu’une offre plus rapide y changera quelque chose ou non : c’est la seule question utile avant de signer.

Quand augmenter l’offre ne servira à rien

SymptômeCause probableEffet d’une offre plus rapide
Pages lentes à s’afficherLatence, DNS, site distantAucun
Jeu en ligne saccadéLatence et gigue, pas le débitAucun
Visio qui se figeDébit montant ou wifiAucun si le montant ne change pas
Vidéo qui se met en pauseWifi ou saturation à l’heure de pointeFaible
Gros téléchargements lentsDébit descendant réellement insuffisantRéel

Avant de changer d’offre, lisez pourquoi votre wifi est lent et fibre, ADSL et débits réels. Si la connexion tombe complètement, suivez la méthode d’élimination.

Mégabits et mégaoctets

Les offres se vendent en mégabits par seconde, les fichiers se mesurent en mégaoctets. Un octet vaut huit bits, donc une offre à 300 Mb/s délivre au mieux 37,5 Mo/s. C’est la source de confusion la plus courante quand un téléchargement paraît huit fois plus lent que prévu. Le détail est expliqué dans octets, gigaoctets et Gio.