Un mot de passe ne se juge pas à l’œil. Il se mesure en bits d’entropie, c’est-à-dire en nombre d’essais qu’un attaquant doit faire avant de tomber dessus, et cette mesure dépend d’abord de la longueur et du hasard, très loin devant les caractères spéciaux. Les indicateurs colorés des formulaires d’inscription se trompent régulièrement, parce qu’ils comptent des types de caractères au lieu de compter des possibilités.
Ce thème traite les quatre décisions qui comptent réellement : comment fabriquer un secret solide, comment le retenir sans le réutiliser, où le ranger, et quoi faire quand il est compromis. Les seuils cités sont ceux de la CNIL et de l’ANSSI, qui raisonnent désormais en entropie plutôt qu’en règles de composition, et qui ont l’une comme l’autre abandonné le renouvellement périodique obligatoire.