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Vos droits

Essai gratuit devenu payant : pouvez-vous encore vous rétracter et être remboursé ?

La rétractation ne joue qu’une fois, à l’inscription. Sauf si l’écran taisait le passage au payant : la Cour de justice ouvre alors un nouveau droit. Et sans mention du paiement sur le bouton, pas de contrat.

En bref

En principe non : le délai de 14 jours court depuis l’inscription à l’essai, et la Cour de justice de l’Union a jugé le 5 octobre 2023 (affaire C-565/22, Sofatutor) que la rétractation n’est garantie qu’une fois, ni au passage au payant ni aux reconductions. Il en va autrement si l’inscription ne disait pas de manière claire, compréhensible et explicite que l’essai deviendrait payant : un nouveau droit de rétractation s’ouvre après l’essai. Et si le bouton ne portait pas « commande avec obligation de paiement » ou une formule équivalente, la directive prévoit que vous n’êtes pas lié du tout. Un essai de moins de 14 jours laisse en outre la rétractation ouverte après le premier prélèvement.

Sommaire

Le relevé bancaire affiche 89,90 €, prélevés par une plateforme de soutien scolaire : un mois d’essai gratuit, ouvert un soir de septembre pour votre fils, puis oublié. L’essai a pris fin, et l’abonnement annuel a démarré tout seul. Le service client répond poliment que vous avez accepté les conditions générales, et que le délai de rétractation est « dépassé depuis longtemps ».

Deux réponses circulent. Pour les uns, chaque passage au payant ouvre quatorze nouveaux jours pour se rétracter, et il suffit d’écrire. Pour les autres, une fois la case cochée, rien ne se récupère. Les deux sont fausses. La Cour de justice de l’Union a tranché en 2023 : le droit de rétractation ne joue qu’une fois, à l’inscription, sauf si l’écran d’inscription ne disait pas clairement que l’essai deviendrait payant. Dans ce cas, un nouveau droit s’ouvre après l’essai. Et quand le bouton lui-même ne parlait pas de paiement, la directive va plus loin : il n’y a pas de contrat.

Ce qui suit vaut pour un particulier en France, d’après l’arrêt Sofatutor du 5 octobre 2023, la directive 2011/83/UE et le code de la consommation dans leur rédaction lue en octobre 2026.

Les quatorze jours partent de l’inscription à l’essai, pas du premier prélèvement

L’article L221-18 du code de la consommation donne quatorze jours pour se rétracter d’un contrat conclu à distance, « sans avoir à motiver sa décision ». Pour un contrat de prestation de services, le délai court « à compter du jour de la conclusion du contrat ». Un abonnement à une plateforme, à une application ou à un logiciel en ligne est un service. Le contrat est conclu le jour où vous validez l’inscription à l’essai, même si rien n’est encore facturé.

La Cour de justice le rappelle au point 30 de l’arrêt Sofatutor. Le premier prélèvement ne remet pas le compteur à zéro, et tout dépend donc de la longueur de l’essai.

Durée de l’essai gratuitPremier prélèvementDélai de 14 jours depuis l’inscriptionRétractation après le premier débit
3 joursAu 4e jour environCourt encore une dizaine de joursOui, dans le délai initial
7 joursAu 8e jour environCourt encore une semaineOui, dans le délai initial
14 joursÀ la fin du délaiExpire au moment de la basculeNon, sauf information défaillante
30 joursAprès un moisExpiré depuis deux semainesNon, sauf information défaillante
3 mois à prix réduitDès l’inscriptionCourt normalementPas un essai gratuit : rétractation dans les 14 jours, puis règles du contrat

Un essai de sept jours est donc le cas le plus favorable : la première échéance tombe alors que le délai légal court encore, et la rétractation s’exerce comme pour n’importe quel achat récent. Avec un essai d’un mois, le droit initial a disparu avant même le premier euro. Relevez la date du courriel de bienvenue : c’est elle qui fixe le départ.

Ce que la Cour de justice a jugé dans l’affaire Sofatutor

Sofatutor exploite des plateformes d’apprentissage en ligne pour les élèves du primaire et du secondaire. Ses conditions prévoyaient un essai gratuit de trente jours, résiliable à tout moment, puis une période payante, reconduite automatiquement pour une durée déterminée. L’association autrichienne de consommateurs VKI soutenait que le consommateur devait disposer d’un droit de rétractation à l’inscription, puis à nouveau au passage au payant, puis à chaque reconduction. La Cour suprême autrichienne a interrogé la Cour de justice.

La réponse, rendue le 5 octobre 2023 par la septième chambre, tient dans le dispositif : le droit de se rétracter d’un contrat à distance « est garanti une seule fois » pour un contrat de services prévoyant une période initiale gratuite suivie d’une période payante reconduite automatiquement, « à condition que, à l’occasion de la conclusion dudit contrat, le consommateur soit informé de manière claire, compréhensible et explicite par le professionnel que, après ladite période initiale gratuite, cette prestation de services deviendra payante ».

Le raisonnement part de la raison d’être de la rétractation : décider en connaissance de toutes les conditions. Si l’inscription annonçait déjà le passage au payant et son prix, rien de nouveau n’apparaît à la bascule. Le point 48 en tire la règle : ni le passage au payant ni la reconduction ne justifient alors un nouveau droit.

La première réponse des forums, « quatorze jours à chaque prélèvement », est donc écartée par la Cour pour l’essai correctement présenté. Elle persiste parce qu’elle était exactement la thèse de l’association autrichienne, retenue en première instance à Vienne, et parce que l’exception qui suit lui donne parfois raison.

L’exception : l’essai qui ne disait pas qu’il deviendrait payant

Le point 50 de l’arrêt est celui qui sert au consommateur. En l’absence de communication transparente du prix au moment de l’inscription, « la différence entre, d’une part, l’information réellement communiquée sur les conditions contractuelles et, d’autre part, les conditions dudit contrat après une période d’essai gratuite […] serait tellement fondamentale qu’un nouveau droit de rétractation […] devrait être reconnu après cette période d’essai gratuite ».

Le critère est triple : l’information devait être claire, compréhensible et explicite. La Cour rattache ces exigences au prix total du service (points 44 et 45). Un prix écrit en petits caractères sous un bouton « Commencer gratuitement », une mention renvoyée aux conditions générales, ou un montant affiché sans dire qu’il serait prélevé automatiquement à la fin de l’essai sont les situations qui posent la question. C’est au juge national d’apprécier, au cas par cas, si l’information était suffisante : la Cour le dit pour l’affaire Sofatutor elle-même, au point 49.

Pour prouver que l’information manquait, refaites le parcours d’inscription sans valider le paiement et capturez chaque écran. L’écart entre ce que promettait l’écran et ce que dit le contrat est ce que la Cour appelle « fondamental ».

Avant même la rétractation : sans mention du paiement sur le bouton, pas de contrat

Un argument plus radical existe, et l’arrêt le mentionne au passage. L’article 8, paragraphe 2, de la directive 2011/83 impose que, lorsque la commande se passe en activant un bouton, celui-ci porte « uniquement la mention facilement lisible “commande avec obligation de paiement” ou une formule analogue, dénuée d’ambiguïté, indiquant que passer la commande oblige à payer le professionnel ». La phrase suivante fixe la sanction : si le professionnel ne respecte pas cette règle, « le consommateur n’est pas lié par le contrat ou par la commande ».

En droit français, l’article L221-14 du code de la consommation reprend l’exigence : le professionnel veille à ce que le consommateur « reconnaisse explicitement son obligation de paiement », et la fonction de validation porte « la mention claire et lisible : commande avec obligation de paiement ou une formule analogue ». Le même article impose de rappeler, juste avant la commande, le prix, la durée du contrat et, s’il y a lieu, la durée minimale d’engagement.

La Cour s’y réfère au point 50 lorsqu’elle écrit « à supposer que le consommateur soit lié par ce contrat ainsi qu’il ressort du point 45 ». L’ordre des questions est donc le suivant : d’abord, le bouton disait-il que la commande oblige à payer ? Si non, la directive prévoit qu’il n’y a pas d’engagement. Si oui, l’inscription annonçait-elle clairement le passage au payant ? Si non, un nouveau droit de rétractation s’ouvre après l’essai.

Ce que montrait l’écran d’inscriptionConséquenceTexte
Bouton « Essayer gratuitement » ou « Commencer », sans mention de paiement, alors que le contrat devient payantLe consommateur n’est pas lié par le contratDirective 2011/83, art. 8 § 2 ; L221-14
Bouton mentionnant le paiement, mais prix ou bascule automatique absents ou cachésNouveau droit de rétractation après l’essaiArrêt C-565/22, point 50
Prix, date de bascule et reconduction annoncés clairementUne seule rétractation, dans les 14 jours suivant l’inscriptionArrêt C-565/22, dispositif ; L221-18
Informations sur le droit de rétractation absentesDélai prolongé de douze moisL221-20

Les mots exacts du bouton se vérifient sur vos captures. Un bouton « Continuer » ou « Démarrer » ne dit pas que la commande oblige à payer. La même logique d’affichage loyal gouverne les bandeaux où un seul clic vaut consentement, décrite dans notre lecture des bandeaux cookies.

Une autre faille, plus fréquente : l’information sur la rétractation elle-même

Le professionnel doit aussi vous informer, avant la conclusion, des conditions, du délai et des modalités du droit de rétractation. L’article L221-20 prévoit que, si ces informations n’ont pas été fournies, « le délai de rétractation est prolongé de douze mois à compter de l’expiration du délai de rétractation initial ». Si elles arrivent pendant cette prolongation, le délai expire quatorze jours après leur réception.

Ce mécanisme est indépendant de l’arrêt Sofatutor : il ne crée pas un second droit, il prolonge le premier. Pour un essai pris sans aucune mention de la rétractation, vous pouvez donc vous rétracter bien après le premier prélèvement. Cherchez dans le courriel de confirmation et les conditions générales une rubrique sur la rétractation et un modèle de formulaire.

Les jours utilisés : ce que le professionnel peut vous facturer

Se rétracter d’un service déjà consommé n’est pas forcément gratuit. L’article L221-25 prévoit que le consommateur qui se rétracte d’un contrat de prestation de services dont l’exécution a commencé, « à sa demande expresse », avant la fin du délai, verse « un montant correspondant au service fourni jusqu’à la communication de sa décision de se rétracter ». Ce montant est « proportionné au prix total de la prestation convenu dans le contrat ».

Deux conséquences pour un essai. La période gratuite ne coûte rien, puisque son prix convenu est nul. Et l’article ajoute : « Aucune somme n’est due » si la demande expresse n’a pas été recueillie, ou si le professionnel n’a pas respecté l’obligation d’information prévue au 9° de l’article L221-5. L’arrêt Sofatutor ne dit rien, lui, du montant dû pour les jours payants utilisés avant un nouveau droit de rétractation : cette question n’était pas posée.

Deux exceptions de l’article L221-28 ferment en revanche la porte. Le 1° exclut le service « pleinement exécuté » avant la fin du délai, après votre accord exprès et votre renoncement reconnu. Le 13° exclut le contenu numérique sans support matériel dont l’exécution a commencé avec votre accord exprès et votre renoncement reconnu, confirmé par le professionnel. C’est la règle qui fait tomber la rétractation sur un achat intégré, détaillée dans notre article sur les achats intégrés faits par erreur. Un abonnement à une plateforme se rattache plus souvent au service, comme dans l’affaire Sofatutor, mais la case cochée à l’inscription compte : relisez-la.

Les reconductions suivantes : pas de nouvelle rétractation, mais un courrier obligatoire

L’arrêt est net sur ce point : le consommateur informé ne dispose pas d’un nouveau droit de rétractation « à l’occasion d’une reconduction de ce contrat payant pour une durée déterminée ». L’abonnement annuel reconduit en silence ne se rétracte pas.

Le droit français offre pourtant une sortie, pour les contrats de prestation de services « conclus pour une durée déterminée avec une clause de reconduction tacite ». L’article L215-1 oblige le professionnel à vous informer « par lettre nominative ou courrier électronique dédiés, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction ». Le message mentionne « dans un encadré apparent, la date limite de non-reconduction ».

Sans ce courrier conforme, vous pouvez « mettre gratuitement un terme au contrat, à tout moment à compter de la date de reconduction ». Les avances versées après la dernière reconduction sont « remboursées dans un délai de trente jours à compter de la date de résiliation, déduction faite des sommes correspondant, jusqu’à celle-ci, à l’exécution du contrat ». Une newsletter qui glisse la date dans un paragraphe ne remplit pas l’exigence : le texte parle d’un courrier « dédié ».

Ce régime vise les contrats à durée déterminée. Un abonnement mensuel sans engagement se résilie de toute façon pour la fin de la période en cours, comme l’explique notre article sur ce que vous achetez avec une licence ou un abonnement.

Arrêter le prochain prélèvement, selon l’endroit où l’essai a été pris

Avant de récupérer l’argent, coupez la suite. Le bon guichet est celui qui vous facture.

Où l’essai a été souscritOù résilierRègle à connaître
Site ou application de l’éditeur, payé par carte ou prélèvementFonction de résiliation en ligne du siteBouton gratuit obligatoire dès que l’on peut souscrire en ligne (L215-1-1)
App Store (iPhone, iPad, Mac)Sur iPhone : Réglages, votre nom, AbonnementsApple demande d’annuler un essai au moins 24 heures avant sa fin
Google Play (Android)Page Abonnements de Google PlayDésinstaller l’application ne résilie pas ; accès jusqu’à la fin de la période payée
Facture de l’opérateur mobileEspace client de l’opérateur, puis l’éditeurRégime Internet+, avec ses propres plafonds

Sur le site de l’éditeur, la fonction de résiliation doit être directement accessible, sans appel imposé : ses exigences sont détaillées dans notre article sur la règle des trois clics. Si l’essai a été facturé par l’opérateur, la procédure est celle d’un abonnement Internet+ non souscrit. Et fermer le compte ne suffit pas : le compte et le contrat sont deux choses distinctes, comme le rappelle notre article sur la suppression d’un compte.

Récupérer l’argent : l’ordre des démarches

Le courrier peut partir par courriel ou formulaire, mais une preuve de date compte quand l’écart se mesure en jours. Adressée à un professionnel par un prestataire qualifié, une lettre recommandée électronique vaut un recommandé papier.

Le prélèvement SEPA est l’outil le plus rapide. Selon la Banque de France, un prélèvement autorisé se conteste pendant huit semaines après le débit, avec un « droit au remboursement inconditionnel » (article L133-25-1 du code monétaire et financier). Aucun motif n’est demandé. Ce remboursement ne tranche pas le litige : la société peut vous réclamer la somme si le contrat tient. Passé huit semaines, seul un prélèvement sans mandat valable se conteste, dans les treize mois, selon le régime décrit dans notre article sur le paiement frauduleux.

Pour une carte, la situation est moins favorable. Vous avez saisi le numéro vous-même lors de l’inscription, souvent avec l’authentification forte de votre banque : le paiement est autorisé. La contestation éventuelle relève des règles des réseaux de cartes, pas de la loi, comme l’explique notre article sur la rétrofacturation. Ne déclarez pas une fraude pour un abonnement que vous avez ouvert.

Où cette réponse cesse de s’appliquer

  • Les achats d’un professionnel. Le droit de rétractation du code de la consommation protège le consommateur. Un essai ouvert au nom d’une entreprise relève du contrat.
  • Les contenus numériques livrés avec renonciation. Si l’inscription vous a fait accepter une fourniture immédiate et reconnaître la perte du droit de rétractation, l’exception du 13° de l’article L221-28 peut s’appliquer.
  • L’état exact du texte appliqué par la Cour. L’arrêt interprète la directive 2011/83 dans sa version antérieure à la directive 2019/2161 (point 28), et c’est la juridiction autrichienne qui tranche le litige lui-même. Le raisonnement sur l’information du consommateur n’a pas été modifié par la suite, mais un juge français reste libre d’apprécier si votre écran était clair.
  • Les textes à venir. La Commission prépare une proposition de règlement sur l’équité numérique (Digital Fairness Act). Selon le service de recherche du Parlement européen, au 5 octobre 2026, elle n’était pas encore adoptée et était attendue mi-novembre. Rien de ce qui précède n’en dépend.
  • Les faux messages de remboursement. Un courriel ou un SMS qui propose de « rembourser votre abonnement » via un lien reprend le prétexte décrit dans l’anatomie d’un hameçonnage. Le test en huit situations aide à faire la différence.
  • Les essais proposés par téléphone. Un « essai offert » vendu au cours d’un appel commercial relève d’abord des règles du démarchage, détaillées dans notre article sur le démarchage téléphonique sans consentement.

Le critère à retenir devant un essai devenu payant

Posez trois questions, dans cet ordre. Quand vous êtes-vous inscrit ? Moins de quatorze jours avant votre courrier, la rétractation ordinaire suffit, même après le premier prélèvement. Que disait le bouton ? S’il ne mentionnait pas que la commande oblige à payer, la directive prévoit que vous n’êtes pas lié. L’écran annonçait-il clairement que l’essai deviendrait payant, et à quel prix ? Sinon, l’arrêt Sofatutor ouvre un nouveau droit de rétractation après l’essai. Si les trois réponses vous sont défavorables, résiliez pour la suite, invoquez l’article L215-1 pour un contrat reconduit sans courrier, et faites rembourser un prélèvement de moins de huit semaines.

Questions fréquentes

J’ai résilié le lendemain du premier prélèvement : la société doit-elle me rembourser ce mois ?

Pas au titre de la résiliation, qui vaut pour l’avenir. Le remboursement passe par la rétractation, et elle n’existe encore que dans trois cas : l’inscription date de moins de 14 jours, l’écran d’inscription n’annonçait pas clairement que l’essai deviendrait payant, ou les informations sur la rétractation ne vous ont jamais été données, ce qui prolonge le délai de douze mois. Écrivez alors « je me rétracte », pas « je résilie » : ce sont deux droits distincts.

L’abonnement a été reconduit pour un an sans que je sois prévenu. Ai-je droit à une nouvelle rétractation ?

Non : l’arrêt Sofatutor exclut un nouveau droit de rétractation à chaque reconduction. Mais pour un contrat à durée déterminée reconduit tacitement, l’article L215-1 oblige le professionnel à vous écrire entre trois mois et un mois avant l’échéance, avec la date limite dans un encadré apparent. Sans ce courrier, vous pouvez mettre fin au contrat gratuitement à tout moment à compter de la reconduction, et les avances vous sont remboursées sous trente jours, déduction faite de la période déjà exécutée.

Puis-je simplement faire rembourser le prélèvement par ma banque ?

Pour un prélèvement SEPA, oui : selon la Banque de France, vous disposez de huit semaines après le débit pour en demander le remboursement, sans motif, au titre de l’article L133-25-1 du code monétaire et financier. Le remboursement bancaire ne met pas fin au contrat : résiliez ou rétractez-vous en parallèle. Pour une carte, un paiement que vous avez vous-même validé lors de l’inscription n’est pas une opération non autorisée, ce que détaille notre article sur le paiement frauduleux.

L’essai a été pris sur l’App Store ou Google Play. Où faut-il agir ?

Dans la boutique qui facture. Apple demande d’annuler un essai au moins 24 heures avant sa fin pour éviter le renouvellement, depuis Réglages, votre nom, puis Abonnements. Google Play rappelle que désinstaller l’application ne résilie pas l’abonnement, et qu’après une annulation l’accès reste ouvert jusqu’à la fin de la période payée. Les demandes de remboursement suivent les règles de chaque boutique, décrites dans notre article sur les achats intégrés.

La société me réclame le prix des jours où j’ai utilisé le service. Est-ce légal ?

Cela dépend de ce que vous avez demandé. L’article L221-25 prévoit qu’un consommateur qui se rétracte d’un service commencé à sa demande expresse paie un montant proportionné au prix total, jusqu’à sa rétractation. Il ne doit rien si cette demande expresse n’a pas été recueillie, ou si le professionnel n’a pas respecté l’obligation d’information prévue au 9° de l’article L221-5. La période gratuite, elle, ne se paie pas : son prix convenu est nul.

Sources et pour aller plus loin

Les liens ci-dessus renvoient vers les textes et les organismes cités. Les dates de consultation sont celles de la dernière relecture, le 28 octobre 2026.