explique.online

Mobile et 5G

Arrêt de la 2G et de la 3G : quelles dates, et quels appareils vont cesser de marcher ?

La 2G s’éteint chez tous les opérateurs avant la mi-décembre 2026, la 3G entre 2028 et fin 2029. Le calendrier ARCEP à jour, les vagues d’Orange département par département, et le test qui dit si votre appareil passera.

En bref

Oui, l’arrêt a commencé. En métropole, la 2G disparaît chez Orange entre le 6 et le 20 octobre 2026 selon les départements (zones blanches réglementaires jusqu’à la mi-décembre), chez SFR le 15 novembre, chez Bouygues Telecom du 1er au 15 décembre ; Free, sans réseau 2G propre, suit Orange. La 3G s’arrête en 2028 chez Orange, fin 2028 chez SFR, fin 2029 chez Bouygues Telecom. Un téléphone « 4G » sans voix sur 4G (VoLTE) perd ses appels à la date 3G de son opérateur. Alarmes, téléassistance et téléalarmes d’ascenseur se vérifient auprès du fournisseur.

Sommaire

Oui, l’arrêt a commencé. En France métropolitaine, la 2G disparaît chez tous les opérateurs au plus tard le 15 décembre 2026, et la 3G suit en 2028 chez Orange, fin 2028 chez SFR et fin 2029 chez Bouygues Telecom. Orange a déjà coupé sa 2G dans neuf départements du Sud-Ouest et à Nice ; 44 autres départements suivent le 6 octobre 2026, les 43 restants le 20 octobre.

Le téléphone d’un parent âgé affiche « 4G » en haut de l’écran. Il navigue, reçoit ses messages, et pourtant, pendant chaque appel, l’icône bascule sur « H » ou sur « E ». Ce détail, que personne ne remarque, signifie que ses appels passent encore par la 3G ou la 2G. Le jour où ces réseaux s’arrêtent chez son opérateur, ce téléphone « 4G » continue d’afficher ses pages web et ne sonne plus.

La même question vaut pour des objets qu’on ne regarde jamais : transmetteur d’alarme, boîtier de téléassistance, téléphone de secours d’ascenseur, appel d’urgence d’une voiture. Leur échéance dépend moins de l’appareil que du réseau de l’opérateur dont il porte la carte SIM.

Le calendrier qui fait foi est celui de l’ARCEP, mis à jour le 10 septembre 2026

Les décisions d’extinction appartiennent aux opérateurs. L’ARCEP ne fixe pas les dates, elle les recense dans un tableau commun, publié dans ses fiches pour les particuliers et pour les entreprises, toutes deux « mises à jour le 10 septembre 2026 ». C’est la version à retenir pour la métropole et la Corse.

OpérateurFin de la 2GFin de la 3G
OrangePar vagues : Sud-Ouest de mars à juin 2026, puis généralisation de fin septembre à fin décembre 20262028
SFRArrêt prévu le 15 novembre 2026Fin 2028
Bouygues Telecom15 novembre 2026 à Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy, puis généralisation du 1er au 15 décembre 2026Fin 2029
Free MobilePas de réseau 2G en propre : calendrier identique à celui d’OrangeNon encore annoncée

Free n’a pas de réseau 2G en propre : ses abonnés qui passent en 2G utilisent celui d’Orange, en itinérance, et la perdent en même temps que les clients d’Orange. Le détail d’Orange, annexé à la fiche de l’ARCEP, donne la date département par département.

Date d’arrêt de la 2G d’OrangeZone concernée
31 mars 2026Unité urbaine de Biarritz, Anglet et Bayonne
12 mai 2026Landes (40) et reste des Pyrénées-Atlantiques (64)
9 juin 2026Ariège (09), Haute-Garonne (31), Gers (32), Lot (46), Lot-et-Garonne (47), Hautes-Pyrénées (65), Tarn-et-Garonne (82)
22 septembre 2026Ville de Nice
6 octobre 202644 départements : 04, 05, 06, 07, 11, 12, 13, 2A, 2B, 21, 22, 25, 26, 29, 30, 34, 35, 39, 44, 48, 49, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 66, 67, 68, 70, 71, 72, 77, 81, 83, 84, 85, 88, 89, 90, 91, 93, 94
20 octobre 202643 départements : 01, 02, 03, 08, 10, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 23, 24, 27, 28, 33, 36, 37, 38, 41, 42, 43, 45, 50, 51, 52, 59, 60, 61, 62, 63, 69, 73, 74, 75, 76, 78, 79, 80, 86, 87, 92, 95
Du 1er au 15 décembre 2026Zones blanches réglementaires

Selon ce document, la 2G d’Orange sera « totalement arrêtée » au 20 octobre 2026, sauf dans les zones blanches réglementaires, où elle reste accessible jusqu’à une date comprise entre le 1er et le 15 décembre. D’où la formule « de fin septembre à fin décembre » de l’ARCEP. Pour un abonné de Paris, la date qui compte est le 20 octobre ; à Marseille, Rennes ou Strasbourg, le 6 octobre.

SFR, Bouygues, Free : pourquoi les dates qui circulent ne concordent pas

D’autres dates circulent, notamment celles de l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP). Sa page du 31 mars 2026 annonce pour SFR et Bouygues Telecom un arrêt de la 2G « à partir du 15 novembre 2026, puis sur tout le territoire prévu le 15 décembre 2026 », des dates 3G au jour près (20 décembre 2028 chez Orange, 30 décembre 2028 chez SFR, 30 décembre 2029 chez Bouygues Telecom), et un arrêt de la 3G de Free « enclenché le 15 décembre 2025 », là où l’ARCEP écrit « non encore annoncée ».

Pour la 2G, la version de l’ARCEP est plus récente de cinq mois et plus précise : SFR arrête le 15 novembre 2026, Bouygues Telecom commence ce jour-là par quatre communes pilotes et généralise du 1er au 15 décembre. Les dates 3G au jour près de HOP ne contredisent pas le tableau officiel, qui s’en tient à l’année, mais n’en font pas partie.

Pour Free, les deux sources ont raison chacune sur un point. Free éteint bien son propre réseau 3G pour réaffecter ses fréquences à la 4G et à la 5G, mais ses abonnés basculent sur la 3G d’Orange. L’ARCEP a examiné en juin 2025 un « contrat d’itinérance sur réseaux en fin de vie d’Orange France », qui couvre la 2G et la 3G d’Orange du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2028 « dans une perspective d’arrêt du réseau 3G de Free Mobile ».

Le débit y est plafonné à 384 kbit/s dans les deux sens, et le contrat exclut deux types de zones : les zones blanches 2G et les zones où la 3G est déjà mutualisée entre opérateurs. Pour un abonné Free dont le téléphone dépend de la 3G, l’échéance n’est donc pas inconnue : c’est le 31 décembre 2028, ou l’arrêt de la 3G d’Orange s’il intervient avant.

Un téléphone « compatible 4G » peut perdre les appels : tout se joue sur la VoLTE

En 2G et en 3G, la voix circulait sur des circuits dédiés. En 4G, il n’existe plus qu’un réseau de données, et la voix y passe grâce à une fonction distincte, la voix sur 4G, appelée VoLTE (Voice over LTE). Un téléphone qui capte la 4G mais ne gère pas la VoLTE, ou chez qui elle n’est pas activée pour votre opérateur, redescend sur un ancien réseau à chaque appel. Le mécanisme est détaillé dans le fonctionnement du réseau mobile de bout en bout.

L’ARCEP l’écrit sans détour : « même si le téléphone est compatible avec la 4G, il se pourrait qu’il ne le soit pas avec la technologie d’appels voix ou SMS sur 4G ». HOP rappelle que les premiers smartphones 4G passaient obligatoirement par la 3G pour téléphoner, la VoLTE n’étant arrivée que quelques années plus tard.

Une fois la 2G éteinte, le repli ne peut plus se faire que vers la 3G ; une fois la 3G éteinte, plus du tout. Un téléphone 4G sans VoLTE garde donc ses appels jusqu’à la date 3G de son opérateur, puis les perd. Internet continue de fonctionner, ce qui rend la panne déroutante.

Deux points sauvent souvent un téléphone qu’on croyait condamné. La VoLTE arrive parfois par une mise à jour du système, que l’ARCEP recommande d’installer avant de conclure. Et la compatibilité est validée opérateur par opérateur : HOP rapporte des clients qui ont réglé le problème en changeant d’opérateur plutôt que de téléphone. Le numéro se conserve grâce au code RIO, comme l’explique la comparaison entre eSIM et carte SIM physique.

La 5G ne change rien : en mode non autonome, un téléphone 5G passe ses appels en voix sur 4G, comme le détaille l’article sur les deux réseaux cachés derrière l’icône 5G. Les appareils à risque sont, selon l’ARCEP, les téléphones d’anciennes générations et les modèles minimalistes, auxquels s’ajoutent les modèles achetés à l’étranger.

Vérifier un téléphone prend cinq minutes, dans cet ordre

La procédure assemble les étapes de l’ARCEP et de HOP, dans l’ordre où elles tranchent le plus vite. La première est la plus fiable : elle observe ce que fait le téléphone avec votre carte SIM, alors qu’une fiche technique peut mentionner la VoLTE sans dire si votre opérateur l’a validée.

Pour un proche éloigné, l’étape 1 se fait par téléphone : demandez-lui ce qu’affiche le haut de l’écran pendant que vous parlez. Pour les réglages, voyez l’aide à distance d’un proche et ses précautions, ou faites appel à un conseiller numérique, qui peut accompagner la vérification.

Chez Free, un téléphone qui affiche 3G ou H et plafonne autour de 0,38 Mbit/s, soit les 384 kbit/s du contrat, navigue très probablement sur la 3G d’Orange. Pour le vérifier, suivez la méthode d’un test de débit conduit correctement, wifi coupé.

3,9 millions de cartes SIM encore concernées, pas 12 millions d’appareils

L’ARCEP publie chaque trimestre le nombre de cartes SIM des abonnés des quatre opérateurs logées dans des appareils uniquement 2G, ou uniquement 2G et 3G, en métropole. Elle distingue les téléphones et tablettes des terminaux dits machine à machine : alarmes, télésurveillance, téléassistance.

Cartes SIM, en millionsFin juin 2025Fin sept. 2025Fin déc. 2025Fin mars 2026Fin juin 2026
Téléphones et tablettes, 2G seule1,631,571,421,221,06
Téléphones et tablettes, 2G et 3G seules1,071,050,980,910,85
Machine à machine, 2G seule1,221,090,990,780,62
Machine à machine, 2G et 3G seules1,971,901,821,621,39
Total5,895,615,224,533,92

Ces chiffres, mis à jour le 24 septembre 2026, se lisent en deux blocs. Les 1,68 million de cartes logées dans des appareils uniquement 2G perdent le réseau cet automne. Les 2,24 millions logées dans des appareils 2G et 3G ont jusqu’à 2028 ou 2029. Le parc a baissé d’un tiers en un an, d’environ 13 % à chacun des deux derniers trimestres.

Les 12 millions viennent de HOP : « jusqu’à 12 millions d’appareils », dont « 2,4 millions de smartphones » et « près de 10 millions d’appareils connectés ». Le premier chiffre est exactement celui de l’ARCEP à fin décembre 2025. Le second n’a pas d’équivalent : l’ARCEP comptait alors 2,82 millions de cartes machine à machine, sans les cartes SIM montées par les constructeurs automobiles, que HOP inclut, et HOP ne détaille pas sa méthode. Le chiffre mesuré est celui de l’ARCEP ; les 12 millions sont un plafond qui englobe les voitures.

L’observatoire a un angle mort de taille : il ne compte que les appareils incompatibles avec la 4G. Un téléphone 4G sans VoLTE, qui perdra ses appels en 2028 ou 2029, n’y figure pas, pas plus que les cartes SIM étrangères en itinérance en France. Le nombre réel de téléphones qui cesseront de sonner dépasse donc 1,91 million, d’une quantité que l’observatoire ne mesure pas.

Alarme, téléassistance, ascenseur : c’est au fournisseur qu’il faut poser la question

Les fiches de l’ARCEP et le guide publié avec la Direction générale des entreprises (DGE) citent les systèmes d’alarme et de télésurveillance, la téléassistance aux personnes, les téléalarmes d’ascenseurs, le pilotage du chauffage, les interphones et visiophones connectés, la gestion de l’eau et certains dispositifs médicaux. HOP y ajoute les bracelets anti-chute et l’appel d’urgence des voitures.

Le propriétaire ignore le plus souvent quel réseau utilise l’appareil : la carte SIM est dans un boîtier fermé, gérée par le prestataire. L’ARCEP recommande donc d’établir « dès maintenant un diagnostic » avec le fournisseur. Quatre questions suffisent, à poser par écrit :

  • Par quel réseau le boîtier transmet-il ses alertes : 2G, 3G, 4G, ligne fixe ou connexion internet ?
  • La carte SIM appartient-elle à quel opérateur ? C’est elle qui fixe la date, pas la marque de l’appareil.
  • Le remplacement est-il prévu, à quelle date, et à la charge de qui ?
  • Comment le bon fonctionnement sera-t-il vérifié après l’intervention ?

Pour la téléassistance d’un parent, l’enjeu est évident : un bracelet qui ne transmet plus ne protège plus. Pour un ascenseur, la question revient au syndic, que l’ARCEP invite à contacter le fournisseur de la copropriété. Un terminal de paiement portable limité au GPRS, c’est-à-dire à la 2G, ne transmettra plus rien après la date de l’opérateur ; relié à la box, il n’est pas concerné. Dans une petite structure, ce recensement complète celui que demande la sécurité minimale d’une TPE.

Fausse solution fréquente : rebasculer l’appareil sur la ligne fixe. Le guide de la DGE et de l’ARCEP le déconseille, Orange ayant annoncé la fermeture commerciale du réseau cuivre en janvier 2026 et sa fermeture technique d’ici 2030. Le cuivre qui porte l’ADSL et le téléphone fixe ne fait que décaler le problème.

eCall : les voitures équipées depuis 2018 restent couvertes au moins jusqu’à fin 2029

En application d’un règlement européen de 2015, les voitures particulières et utilitaires légers neufs embarquent l’eCall, qui appelle automatiquement le 112 en cas d’accident grave. De nombreux véhicules équipés depuis 2018 ont un module uniquement 2G ou 3G. Interrogé par une députée, le gouvernement a répondu le 5 mai 2026 que le dispositif « fonctionnera en France jusqu’au moins la fin de l’année 2029, un seul réseau 3G en service étant suffisant ».

Un appel d’urgence emprunte en effet n’importe quel réseau disponible, quel que soit l’opérateur de la carte SIM. Tant qu’un réseau 3G émet, celui de Bouygues Telecom jusqu’à fin 2029, un module eCall 3G trouve où passer.

Pour les véhicules neufs, un règlement délégué adopté le 11 février 2024 organise le passage à un eCall sur 4G et 5G. Pour le parc existant au-delà de 2029, la Commission européenne étudie « plusieurs scénarios », et aucun plan de changement d’équipements n’a été imposé. Le gouvernement ajoute qu’il ne peut obliger les opérateurs à maintenir la 2G et la 3G sans leur accord ou sans compensations « se chiffrant en centaines de millions d’euros par an ».

Ce que l’arrêt ne coupe pas, et les territoires où les dates diffèrent

Pour un appareil compatible, la couverture ne recule pas : selon l’ARCEP, plus de 99,8 % des sites 2G et 3G sont équipés de la 4G, qui couvre plus de 99,9 % de la population métropolitaine. Seuls les appareils limités aux anciennes technologies perdent le réseau.

Pour eux, la perte est totale, appels d’urgence compris : le 112 passe par le réseau d’un autre opérateur, mais seulement dans une technologie que l’appareil sait utiliser. Après le 15 décembre 2026, un appareil uniquement 2G ne peut plus appeler les secours en métropole.

Outre-mer, le calendrier est différent et souvent plus rapide. Orange a achevé l’arrêt de sa 2G à La Réunion en octobre 2025 et l’a fixé au 26 septembre 2026 aux Antilles, en Guyane, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy ; Digicel a déjà coupé la sienne. La 3G s’arrête fin 2027 chez SRR (Mayotte, La Réunion) et chez Outremer Telecom (Guadeloupe, Guyane, Martinique), avant toute date annoncée en métropole. Pour un opérateur absent du tableau, l’ARCEP conseille d’interroger l’opérateur commercial.

Remplacer l’appareil : ce qu’il faut exiger du suivant

L’ARCEP conseille, pour un téléphone destiné à servir au-delà des dates d’extinction, de vérifier la compatibilité 4G « y compris la fonction appel sur 4G ». Le contrôle rejoint ceux à faire à la réception d’un téléphone reconditionné, avec la batterie et l’effacement des données.

La VoLTE ne dit rien de la durée de vie logicielle : un téléphone peut la gérer et ne plus recevoir de correctifs, un autre problème traité dans ce qu’implique une fin de support. Pour un appareil neuf, l’indice de durabilité aide à choisir un modèle durable.

L’appareil remplacé ne se jette pas : selon l’ARCEP, les quatre opérateurs collectent près d’un million de téléphones par an, dont 1,287 million en 2023, soit 18 % des téléphones qu’ils ont vendus. Pour un boîtier d’alarme ou de téléassistance, demandez au prestataire s’il reprend l’ancien matériel.

Le critère à retenir : la date de l’opérateur, pas l’âge de l’appareil

Devant chaque appareil, trois questions suffisent. Que sait-il faire : 2G seule, 2G et 3G, 4G sans voix sur 4G, 4G avec VoLTE ? Quelle carte SIM porte-t-il, de quel opérateur ? Et que dit le tableau de l’ARCEP, dans sa dernière mise à jour, pour cet opérateur et cette technologie ?

  • 2G seule : l’appareil s’arrête au plus tard le 15 décembre 2026, dès le 6 ou le 20 octobre avec une carte Orange ou Free. À remplacer maintenant.
  • 2G et 3G, ou 4G sans VoLTE : il tient jusqu’à 2028 chez Orange, fin 2028 chez SFR, fin 2029 chez Bouygues Telecom, le 31 décembre 2028 au plus tard chez Free. Vérifiez d’abord la mise à jour et la liste VoLTE des autres opérateurs.
  • 4G avec VoLTE active : l’arrêt ne le concerne pas.
  • Réseau inconnu, boîtier fermé : écrivez au fournisseur aujourd’hui, avec les quatre questions ci-dessus.

Un appareil qui perd tout réseau au lendemain de l’une de ces dates ne relève pas de la méthode de diagnostic d’une panne de connexion : ni la box, ni les réglages, ni un redémarrage n’y changeront rien.

Questions fréquentes

Mon téléphone affiche 4G : vais-je pouvoir continuer à téléphoner ?

Pas forcément. L’affichage 4G concerne les données. Pour les appels, le téléphone doit aussi gérer la voix sur 4G (VoLTE), et votre opérateur doit l’avoir activée pour ce modèle. Le test le plus simple : passez un appel et regardez l’indicateur en haut de l’écran. S’il reste sur 4G ou 5G, vous n’êtes pas concerné. S’il descend sur 3G, H ou E, vos appels passent encore par l’ancien réseau et s’arrêteront avec lui. Faites d’abord la mise à jour du système, puis consultez la liste VoLTE de votre opérateur.

Je suis chez Free et mon téléphone ne fait que la 3G : jusqu’à quand fonctionnera-t-il ?

Free a commencé à éteindre son propre réseau 3G, mais ses abonnés basculent sur la 3G d’Orange en itinérance. Le contrat examiné par l’ARCEP en juin 2025 couvre cette itinérance du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2028, avec un débit plafonné à 384 kbit/s. Le téléphone restera donc utilisable pour appeler jusqu’à cette date au plus tard, ou jusqu’à l’arrêt de la 3G d’Orange s’il intervient avant. Internet y sera en revanche très lent dès que Free aura éteint sa 3G dans votre zone.

Un téléphone uniquement 2G pourra-t-il encore appeler le 112 ?

Non, une fois que plus aucun réseau 2G n’émet autour de lui. Les appels d’urgence empruntent n’importe quel réseau disponible, y compris celui d’un autre opérateur, mais seulement dans une technologie que le téléphone sait utiliser. En métropole, le dernier arrêt 2G programmé tombe le 15 décembre 2026, chez Bouygues Telecom et dans les zones blanches réglementaires d’Orange. Après cette date, un appareil uniquement 2G ne peut plus rien émettre, y compris un appel au 112.

La téléassistance de mes parents va-t-elle s’arrêter ?

Cela dépend du réseau qu’utilise son boîtier ou son bracelet, et seul le fournisseur du service peut le dire avec certitude. L’ARCEP cite expressément la téléassistance aux personnes parmi les équipements qui fonctionnent encore en 2G ou en 3G. Appelez le prestataire, demandez par quel réseau l’alerte est transmise, avec la carte SIM de quel opérateur, et à quelle date le remplacement est prévu. Si l’on vous propose de passer par une ligne fixe en cuivre, sachez que ce réseau ferme lui aussi d’ici 2030.

Vaut-il mieux changer d’opérateur ou de téléphone ?

Si le téléphone gère la 4G mais que les appels passent encore par la 3G, vérifiez d’abord la liste VoLTE des autres opérateurs : la compatibilité est validée opérateur par opérateur, et l’association HOP rapporte des cas réglés par un simple changement d’opérateur. Le numéro se conserve grâce au code RIO. Si le téléphone ne gère que la 2G ou la 3G, aucun opérateur n’y changera rien : il faudra le remplacer avant la date de son opérateur.

Sources et pour aller plus loin

Les liens ci-dessus renvoient vers les textes et les organismes cités. Les dates de consultation sont celles de la dernière relecture, le 28 septembre 2026.