Combien de Go puis-je utiliser en Europe avec mon forfait mobile ?
En 2026, le minimum légal vaut deux fois le prix hors taxes du forfait divisé par 1,10 €, soit environ 1,5 Go par euro payé. Le calcul, les forfaits concernés, les pays couverts et la vraie règle des quatre mois.
La rédaction d’ExpliquePublié le 12 octobre 202614 min de lectureRelu par la rédaction
En bref
Au moins deux fois le prix mensuel hors taxes de votre forfait, divisé par 1,10 €, le plafond européen de 2026. En pratique, multipliez le prix TTC par 1,5 : un forfait à 19,99 € donne au minimum 30,3 Go, un forfait à 9,99 € 15,1 Go. Cette limite ne vise que les forfaits illimités ou bon marché au gigaoctet ; un petit forfait garde tout son volume. Le plafond baisse à 1,00 € en 2027, ce qui relève les enveloppes d’environ 10 %. La règle couvre l’Union européenne, la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein, l’Ukraine et la Moldavie, pas la Suisse ni le Royaume-Uni.
Sommaire
En 2026, votre opérateur doit vous laisser utiliser en Europe, au prix de votre forfait, au moins deux fois le prix mensuel hors taxes de ce forfait divisé par 1,10 €. Pour un forfait à 19,99 € TTC, cela fait 30,3 Go ; en règle pratique, environ 1,5 Go par euro payé. Si votre forfait contient moins de données que ce résultat, ou si son gigaoctet coûte plus de 1,10 € hors taxes, c’est tout son volume qui vous suit.
Le forfait affiche « 250 Go ». À l’arrivée à Lisbonne, un SMS annonce une enveloppe de 35 Go « depuis l’Europe ». Un ami au forfait moins cher n’a droit qu’à 15 Go, un autre garde tout son petit volume. Personne ne sait d’où sortent ces chiffres.
Ces chiffres ne sortent pas d’une grille commerciale. Ils découlent d’une formule fixée par le droit européen, appliquée à un plafond qui baisse chaque année. Les pages qui la citent avec 1,30 € ou 2 € ne sont pas fausses : elles sont datées. Et la formule ne s’applique qu’à une partie des forfaits.
La formule : deux fois le prix hors taxes, divisé par 1,10 € en 2026#
L’itinérance aux tarifs nationaux, le « roam like at home » des textes européens, interdit tout supplément pour appeler, envoyer des SMS ou utiliser internet dans un autre pays de la zone. Elle autorise en revanche l’opérateur à appliquer une politique d’utilisation raisonnable. Pour les données, la Commission européenne la résume en une ligne : 2 × (prix du forfait hors TVA ÷ plafond de gros réglementé par Go) = limite de données en itinérance, en Go.
Le plafond de gros est le prix maximal qu’un opérateur étranger peut facturer à votre opérateur pour un gigaoctet consommé sur son réseau. Le règlement (UE) 2022/612 le fixe année par année. Selon le régulateur allemand, la Bundesnetzagentur, il vaut 1,10 € par Go en 2026 et 1,00 € en 2027, valeur maintenue jusqu’à l’expiration du règlement, le 30 juin 2032.
Le prix à retenir est le prix mensuel hors TVA. En métropole, la TVA de 20 % se retire en divisant le prix TTC par 1,2. Le calcul complet se réduit alors à une multiplication : en 2026, chaque euro TTC payé garantit environ 1,52 Go en Europe ; en 2027, environ 1,67 Go.
Prix mensuel TTC
Prix hors TVA
Minimum garanti en 2026 (1,10 €/Go)
Minimum en 2027 (1,00 €/Go)
4,99 €
4,16 €
7,6 Go
8,3 Go
9,99 €
8,33 €
15,1 Go
16,7 Go
12,99 €
10,83 €
19,7 Go
21,7 Go
15,99 €
13,33 €
24,2 Go
26,7 Go
19,99 €
16,66 €
30,3 Go
33,3 Go
24,99 €
20,83 €
37,9 Go
41,7 Go
29,99 €
24,99 €
45,4 Go
50,0 Go
39,99 €
33,33 €
60,6 Go
66,7 Go
Ces volumes sont des planchers : un opérateur peut offrir davantage. Ils ne créent pas de données absentes du forfait : avec 10 Go en France et un calcul à 15 Go, vous avez vos 10 Go, puis les conditions habituelles du forfait (blocage, débit réduit ou hors-forfait national), sans supplément d’itinérance avant le 15e Go.
Pourquoi d’autres pages donnent moins : le plafond baisse chaque année#
Deux réponses circulent pour un même forfait, et l’écart vient du plafond utilisé. Le règlement de 2022 a prévu une descente progressive.
Année
Plafond de gros des données
Enveloppe minimale pour 10 € HT
2022 (à partir du 1er juillet)
2,00 € par Go
10 Go
2023
1,80 € par Go
11,1 Go
2024
1,55 € par Go
12,9 Go
2025
1,30 € par Go
15,4 Go
2026
1,10 € par Go
18,2 Go
2027 à juin 2032
1,00 € par Go
20 Go
La page officielle destinée aux citoyens, « L’Europe est à vous », vérifiée pour la dernière fois le 7 janvier 2026, donne encore l’exemple 2 × (13 € ÷ 1,30 €) = 20 Go, en présentant 1,30 € comme « la limite en 2025 ». Les lignes directrices du BEREC, l’organe qui réunit les régulateurs européens, publiées le 2 juin 2026, raisonnent quant à elles avec 2 € par Go, en précisant qu’il s’agit d’une hypothèse pour l’exemple.
Pour une consommation en 2026, le bon chiffre est 1,10 €. L’écart n’est pas négligeable : pour le même forfait à 13 € hors taxes, le plafond de 2025 donne 20 Go, celui de 2026 en donne 23,6. Le même plafond borne aussi le supplément facturable au-delà de l’enveloppe : 1,10 € hors taxes par Go en 2026, soit 1,32 € TTC.
La limite ne vise que les forfaits « ouverts » : les petits forfaits gardent tout leur volume#
L’enveloppe raisonnable n’est pas autorisée sur tous les forfaits. Le règlement d’exécution (UE) 2016/2286 la réserve aux « forfaits ouverts ». Le BEREC en distingue deux sortes : les forfaits à données illimitées, et ceux dont le prix unitaire du gigaoctet, calculé hors taxes, est inférieur au plafond de gros.
Le test est simple. Divisez le prix mensuel hors taxes par le volume de données en France, en ignorant les appels et les SMS, que le BEREC exclut expressément du calcul. Un forfait de 40 Go à 9,99 € revient à 0,21 € hors taxes le gigaoctet : il est ouvert, l’opérateur peut le limiter à 15,1 Go à l’étranger. Un forfait de 1 Go à 1,99 € revient à 1,66 € le gigaoctet : il n’est pas ouvert, et son volume entier doit rester utilisable en Europe. C’est bien ce que fait RED, qui annonce 1 Go « en UE/DOM » pour ce forfait.
Deux précisions du BEREC changent le résultat pour beaucoup de forfaits. Un forfait dont le débit est réduit, et non coupé, une fois le volume atteint compte comme illimité, puisque le volume ne limite plus vraiment la consommation. Et une recharge achetée en cours de mois suit le même régime que le forfait, tandis qu’un volume offert en promotion doit pouvoir être consommé à l’étranger dans les mêmes conditions qu’en France.
Quand l’enveloppe européenne est inférieure au volume France, cas de presque tous les gros forfaits, l’ordre s’inverse : prix du forfait jusqu’à l’enveloppe, puis supplément possible pour chaque Go suivant.
Free, RED : ce qu’annoncent les opérateurs, comparé au minimum légal#
Le calcul sert à vérifier ce que promet une offre. Les pages de deux opérateurs, consultées le 12 octobre 2026, donnent le volume utilisable depuis l’Europe pour chaque forfait. La dernière colonne applique la formule de 2026.
Forfait
Prix TTC
Données en France
Annoncé depuis l’Europe et les DOM
Minimum légal 2026
RED 1 Go
1,99 €
1 Go
1 Go
Forfait non ouvert : tout le volume
RED 40 Go
9,99 €
40 Go
15 Go
15,1 Go
RED 120 Go 5G
12,99 €
120 Go
30 Go
19,7 Go
RED 250 Go 5G
15,99 €
250 Go
35 Go, depuis 137 destinations
24,2 Go
Série Free
12,99 € la première année
110 Go
30 Go
19,7 Go (30,3 Go au prix de 19,99 €)
Free 5G+
19,99 €
350 Go
35 Go, depuis plus de 115 destinations
30,3 Go
Free Max
29,99 €
Illimité
Illimité, depuis plus de 140 destinations
45,4 Go
La plupart des offres dépassent nettement le plancher. Le forfait RED 40 Go fait exception : le calcul donne 15,1 Go, RED annonce 15 Go. L’écart, une centaine de mégaoctets, montre que cette enveloppe colle au minimum légal.
Au-delà de l’enveloppe, les deux opérateurs facturent 0,0013 € par Mo depuis l’Europe et les DOM. Selon que l’on compte 1 000 ou 1 024 Mo dans un gigaoctet, la nuance détaillée dans l’écart entre gigaoctets annoncés et affichés, cela fait 1,30 € ou 1,33 € par Go, au niveau du plafond de 2026 TVA comprise.
Le cas de la Série Free illustre une autre règle. Le forfait est vendu 12,99 € pendant un an, puis repasse au prix du Free 5G+. Le BEREC admet qu’en cas de remise, l’opérateur retienne soit le prix remisé, soit le prix plein, et impose le prix plein une fois la remise terminée. Free annonce 30 Go, au-dessus du calcul au prix remisé ; au bout d’un an, l’offre devient un Free 5G+ et passe à 35 Go.
Box et mobile, remise, carte prépayée : le prix qui compte n’est pas toujours celui de la facture#
La formule parle du prix des « services mobiles ». Quand la facture mêle autre chose, le BEREC précise quel prix retenir.
Offre groupée box et mobile à prix unique. On prend le prix de la partie mobile vendue seule, ou à défaut celui d’une offre mobile de mêmes caractéristiques chez le même opérateur. Le BEREC refuse la méthode inverse, qui consisterait à retrancher du total le prix de la box. Son exemple : une offre à 30 € hors taxes dont la partie mobile se vend 20 € seule donne droit à 20 Go avec un plafond de 2 €, soit 36,4 Go avec celui de 2026.
Téléphone subventionné. Le téléphone compte comme un service non mobile : le calcul part du prix de l’offre sans téléphone.
Remise temporaire. Prix remisé ou prix plein, au choix de l’opérateur pendant la remise ; prix plein ensuite.
Carte prépayée. La formule change : le crédit restant hors taxes au passage de la frontière, divisé par le plafond, sans doublement. Avec 20 € hors taxes de crédit, cela fait 18,2 Go en 2026. Le calcul est refait après chaque recharge, et chaque appel ou SMS payé réduit d’autant le crédit disponible pour les données.
Où la règle s’applique : trente pays, plus l’Ukraine et la Moldavie depuis janvier 2026#
La zone n’est pas « l’Europe » au sens géographique. Elle a changé au 1er janvier 2026 : selon le BEREC, l’Union européenne et l’Ukraine d’une part, l’Union et la Moldavie d’autre part, se traitent désormais comme un marché intérieur de l’itinérance. La Commission européenne liste donc 32 pays.
Destination
Cadre
Ce qui s’applique
27 pays de l’Union, régions ultrapériphériques comprises (Açores, Canaries, Madère…)
Règlement (UE) 2022/612
Prix du forfait, enveloppe raisonnable possible
Norvège, Islande, Liechtenstein
Accord sur l’Espace économique européen
Mêmes règles
Ukraine, Moldavie
Accords avec l’Union, depuis le 1er janvier 2026
Mêmes règles
Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Saint-Pierre-et-Miquelon
Article L. 34-10 du code des postes et des communications électroniques
Mêmes règles, par la loi française
Suisse, Royaume-Uni, Andorre, Monaco, Turquie
Hors règlement
Ce que prévoit votre forfait
Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna
Absents de la liste de l’ARCEP
Tarifs de l’opérateur
Navire ou avion relié par satellite
Réseau non terrestre, hors plafonds
Tarifs libres, même au-dessus d’un pays de la zone
Entre la métropole et l’outre-mer, le règlement européen ne s’applique pas : il s’agit de déplacements à l’intérieur de la France. L’ARCEP précise que la loi française reprend les mêmes principes, y compris la possibilité pour l’opérateur de fixer une enveloppe de données et de surveiller les usages anormaux. Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon, qui ne font pas partie de l’Union, sont couverts par ce biais.
Hors zone, rien n’est interdit, tout est commercial. Free inclut la Suisse dans les destinations de son forfait Free 5G+ ; RED range Monaco dans sa zone « Union européenne » et vend une option à 5 € par mois qui porte l’enveloppe à 50 Go, dont 20 Go utilisables en Suisse, en Andorre, aux États-Unis et au Canada.
Le cas des ferrys et des avions surprend chaque été. Tant que le téléphone capte un réseau terrestre, la règle s’applique. Dès qu’il bascule sur le réseau embarqué, relayé par satellite, aucun plafond ne joue. Le BEREC demande à l’opérateur de vous prévenir par un SMS gratuit à chaque connexion à un tel réseau, et rappelle le geste qui protège : le mode avion. Le même phénomène existe à petite échelle près des frontières, où un téléphone peut s’accrocher à l’antenne du pays voisin, un mécanisme décrit dans le fonctionnement du réseau mobile.
Partir longtemps : la règle des « deux mois » n’existe pas, celle des quatre mois oui#
On lit souvent qu’au-delà de deux mois à l’étranger sur quatre, l’opérateur facture des suppléments. Les textes disent autre chose. L’itinérance aux tarifs nationaux vise les voyages périodiques des personnes qui résident en France ou y ont des liens stables (emploi, y compris frontalier, études, retraite). Pour repérer les abus, l’opérateur observe la présence et la consommation.
Selon le BEREC, l’observation porte sur au moins quatre mois consécutifs, jamais moins, et l’usage est réputé normal dès que l’un des deux indicateurs penche du côté de la France, c’est-à-dire dépasse 50 %. Il faut donc à la fois plus de jours à l’étranger qu’en France et plus de consommation à l’étranger qu’en France pour déclencher quoi que ce soit.
Le décompte joue en votre faveur sur trois points. Un jour où le téléphone s’est connecté au réseau français, même quelques minutes, compte comme un jour en France. Un jour sans aucune connexion n’est pas compté. Et les jours passés hors de la zone, aux États-Unis par exemple, comptent comme des jours en France.
Si les deux indicateurs penchent vers l’étranger, l’opérateur doit d’abord vous alerter et vous laisser au moins deux semaines. Si votre usage change pendant ce délai, aucun supplément n’est dû. Sinon, il peut facturer un supplément plafonné, et doit cesser dès que l’un des indicateurs repasse du côté de la France. L’opérateur peut aussi s’appuyer sur une carte SIM longtemps inactive en France et utilisée surtout à l’étranger, ou sur l’usage successif de plusieurs cartes SIM.
Une alerte se conteste, par la procédure de réclamation que l’opérateur doit prévoir. Selon le BEREC, un dépassement léger des 50 %, accompagné de preuves solides de résidence en France, ne s’apprécie pas comme un séjour quasi permanent à l’étranger.
Sur place, la facture se joue moins sur les Go que sur quelques réglages#
Le premier document à lire est le SMS d’arrivée. Il doit indiquer, si votre forfait est soumis à une enveloppe, son montant en Mo ou en Go, le supplément appliqué au-delà, et un numéro gratuit pour obtenir le détail de votre situation. Il doit aussi signaler que les appels vers certains numéros, surtaxés, gratuits ou à coûts partagés, peuvent coûter plus cher depuis l’étranger, et rappeler que le 112 est gratuit.
Une fois l’enveloppe épuisée, l’opérateur doit vous prévenir et indiquer le supplément. Une limite financière s’applique par défaut aux données payantes : proche de 50 € hors taxes par mois, sans les dépasser, avec une alerte à 80 %. Le BEREC précise qu’elle se cumule sur tous les voyages du mois, hors zone comprise.
Ce qui consomme sans qu’on le voie, ce sont les synchronisations. La sauvegarde automatique des photos sur un service en ligne envoie chaque cliché dès qu’une connexion existe ; mieux vaut la restreindre au wifi pendant le séjour, en gardant à l’esprit que la synchronisation n’est pas une sauvegarde. Les réglages de données en arrière-plan, application par application, relèvent de la même logique que les permissions des applications.
Gardez enfin la ligne française active, même si vous prenez une carte locale : c’est elle qui reçoit les codes de l’authentification forte des paiements quand vous réglez un achat en ligne.
Le règlement interdit d’offrir à l’étranger une qualité de service moins avantageuse qu’en France, dès lors que le réseau visité dispose de la même génération de technologie. La Commission européenne le traduit simplement : vous devez avoir accès à la 5G à l’étranger si vous l’avez en France. Le BEREC ajoute que le débit maximal doit être au moins celui offert en France, sauf impossibilité technique du réseau visité.
La règle a une limite pratique : elle porte sur les réseaux avec lesquels votre opérateur a signé un accord. Le BEREC attend de l’opérateur qu’il indique, pays par pays et réseau par réseau, les générations de réseau disponibles. Si la 5G n’apparaît pas, vérifiez d’abord le réseau sélectionné, puis lisez ce que recouvre l’icône 5G, qui n’a pas la même signification partout.
Le critère à retenir : le prix hors taxes, pas le volume affiché#
Le volume affiché en France ne dit presque rien de votre usage à l’étranger. C’est le prix payé qui le fixe. Quatre questions suffisent.
Votre forfait est-il illimité, bridé en débit au-delà du volume, ou son gigaoctet coûte-t-il moins de 1,10 € hors taxes ? Si non, tout votre volume vous suit en Europe.
Si oui, multipliez le prix TTC par 1,52 en 2026, par 1,67 en 2027 : c’est votre minimum garanti.
Le SMS d’arrivée annonce-t-il moins ? Demandez une explication au numéro gratuit qu’il indique, puis réclamez par écrit.
Partez-vous plus de quatre mois en consommant surtout sur place ? Prévoyez une ligne locale.
Si l’enveloppe ne correspond pas à vos voyages, la solution est souvent de changer de forfait plutôt que d’opérateur, et un forfait sans engagement se quitte désormais en ligne, selon les règles de la résiliation en trois clics.
Questions fréquentes
Mon forfait est illimité en France : suis-je illimité en Europe ?
Pas forcément. Un forfait illimité est un forfait « ouvert » au sens du droit européen, et l’opérateur peut y appliquer une enveloppe d’utilisation raisonnable. Elle doit valoir au moins deux fois le prix mensuel hors taxes divisé par 1,10 € en 2026. Pour un forfait illimité à 39,99 € TTC, cela fait 60,6 Go au minimum. Certains opérateurs vont au-delà : Free annonce par exemple l’internet illimité depuis plus de 140 destinations avec son forfait Free Max. Le chiffre exact figure dans le SMS reçu à l’arrivée.
Que se passe-t-il si je dépasse l’enveloppe Europe ?
L’opérateur doit vous envoyer une notification dès que l’enveloppe est épuisée, en indiquant le supplément appliqué ensuite. Ce supplément ne peut pas dépasser le plafond de gros de l’année, soit 1,10 € hors taxes par Go en 2026 (1,32 € TTC). Free et RED facturent 0,0013 € par Mo au-delà. Par défaut, une limite financière proche de 50 € hors taxes par mois coupe les données payantes, avec une alerte à 80 %. Vous pouvez demander gratuitement à ne plus recevoir ces notifications.
La Suisse, le Royaume-Uni et Andorre sont-ils inclus ?
Pas par la loi. L’itinérance aux tarifs nationaux couvre les 27 pays de l’Union, la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein, l’Ukraine et la Moldavie. La Suisse, le Royaume-Uni, Andorre ou Monaco n’en font pas partie : tout dépend de votre forfait. Free inclut la Suisse dans les destinations de son forfait Free 5G+, RED place Monaco dans sa zone « Union européenne » et vend une option pour la Suisse et Andorre. Vérifiez la liste des destinations de votre offre avant de partir.
Je pars six mois à l’étranger : vais-je payer des suppléments ?
C’est possible, mais pas automatique. L’opérateur doit observer votre usage sur au moins quatre mois et constater à la fois une présence et une consommation majoritairement à l’étranger. Il doit ensuite vous alerter et vous laisser au moins deux semaines pour changer d’usage avant tout supplément. Pour un séjour long dans un seul pays, une ligne locale, éventuellement en eSIM, est la solution prévue par le système : l’itinérance sert aux voyages, pas à l’installation.
Les DOM comptent-ils comme l’Europe pour mon forfait ?
Oui, mais par la loi française. Selon l’ARCEP, l’article L. 34-10 du code des postes et des communications électroniques étend les mêmes règles à la métropole, à la Guadeloupe, à la Martinique, à la Guyane, à La Réunion, à Mayotte, à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy et à Saint-Pierre-et-Miquelon : pas de supplément, même possibilité d’enveloppe raisonnable. La Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna ne figurent pas dans cette liste : les tarifs y dépendent de l’opérateur.
BundesnetzagenturRoaming-Regelungen in der Europäischen UnionPlafonds de gros des données par année (2,00 € en 2022, 1,80 €, 1,55 €, 1,30 €, 1,10 € en 2026, 1,00 € en 2027), formule doublée, règlement en vigueur jusqu’au 30 juin 2032.
Les liens ci-dessus renvoient vers les textes et les organismes cités. Les dates de consultation sont celles de la dernière relecture, le 12 octobre 2026.
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