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Achat, garantie et réparation

Bonus réparation pour un écran de smartphone cassé : combien, et quand est-il refusé ?

25 euros déduits de la facture, 30 avec une pièce de réemploi, sans seuil de facture pour un téléphone. Mais la garantie légale, une assurance ou un achat hors de France ferment la porte. Le tableau des cas.

En bref

Le bonus réparation d’un téléphone portable vaut 25 euros TTC en 2026, écran cassé compris, avec une majoration de 20 % quand la réparation utilise une pièce issue de l’économie circulaire, soit 30 euros. Il est déduit directement de la facture, sans dossier à remplir, mais seulement chez un réparateur labellisé QualiRépar. Aucun seuil de facture ne s’applique au téléphone, à condition que la facture dépasse le bonus. Il est refusé si l’appareil est encore couvert par une garantie légale ou commerciale, s’il est assuré, s’il a été acheté hors de France ou s’il appartient à un professionnel.

Sommaire

L’écran s’est fendu en diagonale après une chute sur le trottoir. Le réparateur du quartier affiche l’autocollant QualiRépar et annonce 140 euros. Vous avez lu quelque part qu’un « bonus de l’État » en retire 25. Au comptoir, la réponse tombe : « votre téléphone a dix-huit mois, je ne peux pas l’appliquer ». Un autre client, la veille, a entendu qu’il n’y avait droit que parce que sa facture dépassait un certain montant.

Le montant, lui, n’est pas discutable. Pour un téléphone portable, le bonus réparation vaut 25 euros TTC en 2026, écran cassé compris, et il passe à 30 euros si le réparateur pose une pièce issue de l’économie circulaire. Il est déduit sur la facture, sans dossier, et aucun seuil de facture ne s’applique au téléphone. Ce qui se discute, ce sont les conditions, et c’est là que les deux clients ont entendu des choses différentes.

Le premier a probablement eu affaire à un réparateur qui applique les critères à la lettre. Le second a confondu le téléphone avec l’ordinateur portable, qui a bien un seuil. Voici le barème, les refus fondés et ceux qui ne le sont pas.

25 euros pour un téléphone, 30 avec une pièce de réemploi, et aucun seuil de facture

Le bonus réparation est financé par le fonds réparation créé par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire de 2020, dite loi AGEC. Il est géré par deux éco-organismes, ecosystem et Ecologic, qui ont créé ensemble le label QualiRépar. Le dispositif a démarré le 15 décembre 2022 pour les appareils électriques et électroniques.

Le barème en vigueur à compter du 1er janvier 2026, publié par ecosystem, fixe le bonus du téléphone portable à 25 euros, celui de la tablette à 25 euros et celui de l’ordinateur portable à 50 euros. Pour le téléphone et la tablette, aucun seuil de déclenchement n’est indiqué. L’ordinateur portable, lui, n’ouvre droit au bonus qu’à partir de 150 euros TTC de facture, un seuil abaissé de 180 à 150 euros au début de 2024. C’est cette règle, propre à l’informatique, qui alimente l’idée fausse d’un « montant minimum » pour les téléphones.

La seule borne écrite pour un téléphone est arithmétique. Le bonus s’applique « à concurrence du montant de la facture réparation », écrit ecosystem : si le montant TTC de la facture est inférieur au bonus, la réparation n’est pas prise en charge par le dispositif. Une intervention facturée 20 euros ne donne donc droit à rien, une intervention facturée 26 euros donne droit aux 25 euros.

La majoration date de la réforme appliquée au 1er janvier 2024. Le ministère de la Transition écologique l’a rappelée en mars 2024 dans sa réponse à une question écrite du sénateur Jean-Noël Guérini : le bonus est augmenté de 20 % quand la réparation utilise une pièce issue de l’économie circulaire. Sur une base de 25 euros, cela fait 30 euros. Une pièce de ce type est un composant récupéré sur un appareil hors d’usage puis remis en état pour être réemployé, à ne pas confondre avec une pièce neuve « compatible ».

Le tableau des cas : quand le réparateur doit appliquer le bonus, et quand il doit le refuser

Les critères sont dispersés entre la FAQ d’ecosystem, celle du label QualiRépar, la page d’éligibilité d’Ecologic et la fiche de l’ADEME. Rassemblés, ils tiennent en un tableau. Le montant indiqué suppose que toutes les autres conditions sont réunies.

SituationBonusCe que disent les textes
Écran cassé, téléphone de plus de deux ans, ni assuré ni sous extension25 €, ou 30 € avec une pièce de réemploiÉcrans cassés éligibles depuis le 1er janvier 2024
Batterie collée qui ne tient plus la charge25 €Éligible « si celle-ci ne peut pas être retirée »
Batterie amovibleNonHors du cas prévu par la FAQ d’ecosystem
Haut-parleur, micro, lentille de l’appareil photo25 €Pannes éligibles pour le téléphone portable
Rayure, éclat de coque, dommage seulement esthétiqueNonIl faut une panne ou une casse qui empêche le fonctionnement
Téléphone de moins de deux ans acheté neuf chez un professionnelNonAppareil encore couvert par la garantie légale
Téléphone sous garantie commerciale ou extension de garantieNonExclusion expresse, extensions comprises
Téléphone couvert par une assuranceNonL’appareil ne doit pas être couvert par une assurance
Téléphone acheté hors de FranceNonAppareils achetés en France seulement
Téléphone d’entreprise ou de professionnelNonAppareils détenus par les ménages seulement
Appareil sans IMEI lisible, ou contrefaçonNonNuméro d’identification et conformité exigés
Facture inférieure à 25 €NonBonus plafonné au montant de la facture
Réparateur sans label QualiRéparNonSeuls les réparateurs labellisés peuvent le déduire
Tablette, mêmes pannes25 €Pas de seuil de facture
Ordinateur portable50 €À partir de 150 € TTC de facture

Deux lignes méritent un développement, parce que ce sont elles qui provoquent la plupart des disputes au comptoir : la garantie et l’assurance.

Moins de deux ans : la garantie légale ferme la porte, même pour une chute qu’elle ne couvre pas

Deux lectures circulent. La première, reprise par de nombreux sites de réparateurs, affirme que le bonus s’applique dès que l’appareil est « hors garantie constructeur ». La seconde, celle du réparateur de l’introduction, l’exclut tant que le téléphone a moins de deux ans. La seconde est celle des textes publiés par les éco-organismes.

La FAQ d’ecosystem énumère les critères : l’appareil doit être détenu par un particulier et ne pas être couvert « ni par une garantie légale ou commerciale, ni par une assurance ». La page des montants 2026 précise « hors garantie légale ou commerciale (y compris les extensions de garantie) ». Ecologic écrit la même chose. Le critère porte sur l’appareil, pas sur la panne.

Or un téléphone acheté neuf chez un professionnel reste couvert par la garantie légale de conformité pendant deux ans à compter de la livraison. Cette garantie ne prend pas en charge une chute : une casse accidentelle n’est pas un défaut de conformité. Mais l’appareil, lui, reste sous garantie légale. À la lettre des critères, il est donc exclu du bonus pendant ces deux ans, y compris pour une casse que la garantie ne réparera jamais gratuitement.

La première lecture persiste pour une raison simple. La « garantie constructeur » d’un an est la seule que beaucoup de consommateurs et de vendeurs connaissent, et les pages commerciales qui présentent le bonus la citent seule. Elles oublient la garantie légale de deux ans, qui dure plus longtemps et qui est due par le vendeur.

Le cas du téléphone reconditionné suit la même logique. Acheté auprès d’un professionnel, il bénéficie lui aussi de la garantie légale, pour deux ans. Acheté à un particulier, il n’en a aucune : seuls comptent alors une éventuelle garantie commerciale résiduelle et l’existence d’une assurance.

Un téléphone assuré n’a pas droit au bonus, et c’est voulu

L’exclusion de l’assurance est la plus méconnue. L’ADEME la formule sans détour : l’objet ne doit pas être « couvert par une assurance car, dans ce cas, il est possible de bénéficier d’une meilleure couverture ». Ecologic et ecosystem écrivent la même condition. La logique est celle d’un fonds public de dernier recours : il ne paie pas ce qu’un contrat privé est censé payer.

Le texte parle d’un appareil couvert, pas d’un sinistre déclaré. Un téléphone assuré reste donc hors du dispositif même si vous préférez ne pas déclarer la casse pour éviter la franchise. Le réparateur vous posera la question.

Si vous payez une assurance mobile dont vous ne voulez plus, la question se règle en amont, par la résiliation du contrat. Pour les contrats conclus en ligne, la fonction de résiliation en ligne doit être directement accessible. Ne résiliez pas un contrat en cours pour gagner 25 euros sur une casse déjà survenue : un écran à plus de 130 euros en moyenne est précisément le sinistre qu’une assurance mobile est censée couvrir.

Les autres refus fondés : achat hors de France, téléphone professionnel, batterie amovible, rayure

L’achat hors de France. Le label QualiRépar réserve le bonus aux équipements « détenus par les ménages » et « achetés en France », et l’ADEME reprend la condition. Un téléphone acheté en vacances ou sur un site étranger est donc exclu. Conservez la facture d’achat, c’est elle qui lève le doute.

Le téléphone professionnel. Un appareil détenu par une entreprise ou par un indépendant pour son activité n’est pas détenu par un ménage, et le bonus ne s’applique pas.

La batterie amovible. La FAQ d’ecosystem n’admet le changement de batterie d’un téléphone que si elle « ne peut pas être retirée ». Aujourd’hui, presque toutes les batteries de smartphone sont collées, et la condition passe inaperçue. Elle comptera davantage avec les modèles conçus selon les nouvelles règles européennes, qui imposent dans certains cas une batterie remplaçable par l’utilisateur. La FAQ ne précise pas si une batterie qu’on retire avec un simple tournevis est « retirable » au sens du critère : en cas de doute, posez la question avant l’intervention.

Pour une batterie collée, le bonus ne règle pas la question préalable : l’usure est-elle réelle ? Smartphones et tablettes récents affichent dans leurs réglages le nombre de cycles et l’état de santé de la cellule. La méthode du diagnostic d’une autonomie qui s’effondre les lit dans le bon ordre : un remplacement ne se justifie qu’en dessous de 80 % de capacité et avec une gêne réelle. Une chute brutale datée d’un jour précis tient plus souvent à une application ou à une mise à jour qu’à la chimie, et aucune pièce, même aidée, ne la corrigera.

Le dommage esthétique. Ecologic exclut les dommages esthétiques non fonctionnels, ecosystem exige une casse « empêchant le fonctionnement de l’appareil ». Un écran fendu qui empêche la lecture ou le tactile est éligible. Une rayure sur le verre, un coin de coque enfoncé ou un dos fêlé sans conséquence fonctionnelle ne le sont pas.

L’identification de l’appareil. Ecologic exige un numéro d’identification, l’IMEI pour un téléphone, et un appareil conforme à la réglementation, ce qui exclut les contrefaçons.

Ce que 25 euros pèsent sur une vraie facture d’écran

L’observatoire du fonds réparation tenu par l’association de consommateurs CLCV donne les seuls chiffres publics détaillés par panne. Sur les données des éco-organismes, la facture moyenne d’une réparation de téléphone hors casse d’écran était de 89,26 euros TTC au premier semestre 2024, pour 102 588 réparations. Celle d’une casse d’écran, première période où elle était éligible, atteignait 133,82 euros TTC, pour 68 064 réparations.

Rapporté à ces moyennes, le bonus de 25 euros couvre environ 28 % d’une réparation ordinaire de téléphone, mais moins d’un cinquième d’un remplacement d’écran, de l’ordre de 19 %. Tous appareils confondus, la CLCV calcule que le bonus couvre en moyenne 23 % du coût de la réparation. L’écran est donc la panne de téléphone où l’aide pèse le moins, parce que la pièce coûte cher.

C’est aussi pourquoi l’indice de réparabilité compte plus que le bonus au moment de l’achat. Un écran dont le prix approche le tiers de celui de l’appareil neuf rend la réparation peu attractive, avec ou sans 25 euros. Le bonus déplace la frontière de quelques dizaines d’euros, il ne la supprime pas.

Trouver un réparateur labellisé, et ce que le label vous apporte en plus du bonus

Le bonus n’existe que chez un réparateur labellisé QualiRépar. Les annuaires sont publiés par ecosystem et par Ecologic, et un réparateur nouvellement labellisé y apparaît sous 48 heures selon le label. L’ADEME annonce plus de 6 500 lieux labellisés. Le bilan de la CLCV, arrêté fin 2024, compte 7 357 points de réparation, magasins, techniciens itinérants et sous-traitants à domicile compris, répartis entre 1 250 entreprises.

La carte reste inégale. La même étude relève les densités les plus faibles dans le Nord, avec 0,54 point de réparation pour 10 000 habitants, en Haute-Garonne (0,69) et dans les Hauts-de-Seine (0,70). Depuis le 15 février 2024, les services de réparation à distance, où l’appareil est envoyé par colis, peuvent aussi être labellisés, ce qui compense en partie ces déserts.

Le label apporte deux choses que l’on oublie. La réparation est garantie au moins trois mois, sous condition d’utilisation normale. Et la déduction se fait sans avance : le bonus est retiré « instantanément et de manière visible » du montant TTC de la facture, et l’éco-organisme rembourse le réparateur tous les quinze jours après réception des pièces requises. Un réparateur labellisé n’a donc aucune raison de trésorerie de vous demander d’avancer la somme.

Un fonds qui dort : pourquoi tant de réparations se font encore sans bonus

Le dispositif a eu un démarrage lent. Selon la réponse ministérielle de mars 2024, les éco-organismes ont remboursé 4 millions d’euros en 2023, pour environ 165 000 réparations, alors que l’objectif était de 42,8 millions d’euros. La CLCV constate que seulement 19 % des ressources budgétées pour 2024 ont été utilisées.

Le téléphone est pourtant le premier bénéficiaire. Il figure, avec le lave-linge et le lave-vaisselle, parmi les trois équipements les plus réparés avec le bonus. Le nombre de téléphones pris en charge a augmenté de 369 % entre décembre 2023 et décembre 2024, ce que la CLCV attribue en grande partie à l’entrée des écrans cassés. ecosystem parle d’un nombre de réparations de téléphones multiplié par 2,2 dès les premiers mois de 2024. Sur l’ensemble des appareils, l’observatoire recense 897 024 réparations aidées entre le 15 décembre 2022 et le 31 décembre 2024.

Le chiffre utile pour vous est ailleurs : l’argent existe et n’est pas consommé. Deux conséquences pratiques en découlent. La première : un « bonus épuisé » n’a pas de sens au comptoir : le bonus est remboursé au réparateur facture par facture, aucune des pages officielles ne prévoit d’arrêt en cours d’année, et en 2024 le fonds n’avait consommé qu’un cinquième de son budget. Le refus ne peut tenir qu’à l’une des conditions du tableau, ou à l’absence de label.

La seconde : c’est l’annuaire QualiRépar qui fait foi, pas l’autocollant sur la vitrine. Vérifiez que le réparateur y figure avant de vous déplacer, et demandez que le devis mentionne le bonus en toutes lettres, puisque la déduction doit de toute façon apparaître de façon visible sur la facture.

La sous-consommation tient surtout à la méconnaissance. La CLCV recommande de diversifier les campagnes de sensibilisation, télévision comprise, et de simplifier les démarches pour les réparateurs. Elle juge aussi pertinente une révision ciblée de certains montants, l’aide étant trop faible sur les appareils peu chers pour faire pencher la décision vers la réparation.

Réparer ou remplacer : ce que le bonus ne vous dit pas sur le téléphone lui-même

Le bonus rend une réparation moins chère, il ne la rend pas toujours pertinente. Trois questions décident avant lui.

Le téléphone est-il encore suivi ? Un appareil qui ne reçoit plus de correctifs de sécurité devient un risque, quel que soit l’état de son écran. Ce qui se passe à la fin du support logiciel pèse plus lourd qu’une réduction de 25 euros. À l’inverse, un modèle mis sur le marché récemment dispose d’années de mises à jour devant lui, et la réparation se justifie largement.

Le problème est-il vraiment matériel ? Un téléphone lent ou qui chauffe n’a pas forcément besoin d’une pièce. Avant de payer une batterie, le diagnostic d’un téléphone qui rame écarte les causes logicielles, et la chaleur liée à la charge explique souvent une usure plus rapide que prévu.

Combien coûte l’équivalent en occasion ? Comparez le devis net, bonus déduit, avec le prix d’un appareil équivalent reconditionné vendu par un professionnel, qui arrive avec deux ans de garantie légale. C’est ce montant net qu’il faut comparer, pas le devis brut.

Le critère à retenir devant un devis de réparation de téléphone

Posez quatre questions, dans cet ordre. Le téléphone a-t-il moins de deux ans et a-t-il été acheté neuf ou reconditionné chez un professionnel ? Si oui, le bonus est exclu, et si la panne ressemble à un défaut plutôt qu’à une chute, c’est le vendeur qui doit réparer gratuitement. Est-il couvert par une assurance ou une extension de garantie ? Si oui, c’est le contrat qui joue, pas le bonus. A-t-il été acheté en France, par vous, pour un usage personnel ? Si non, pas de bonus. Le réparateur est-il labellisé QualiRépar ? Si non, pas de bonus non plus.

Si les quatre réponses vous sont favorables, la facture doit afficher une déduction de 25 euros TTC, ou de 30 euros si la pièce posée vient du réemploi, sans seuil de facture et sans démarche de votre part. Un refus qui n’entre dans aucune de ces quatre cases n’est pas fondé : demandez au réparateur, par écrit, sur quel critère il s’appuie.

Questions fréquentes

Le bonus réparation est-il de 25 euros ou de 30 euros pour un écran de téléphone ?

Les deux, selon la pièce posée. Le barème officiel fixe 25 euros TTC pour un téléphone portable, casse d’écran comprise. Depuis 2024, le bonus est majoré de 20 % lorsque la réparation utilise une pièce issue de l’économie circulaire, c’est-à-dire une pièce de réemploi récupérée et remise en état : il atteint alors 30 euros. Demandez au réparateur, avant de signer le devis, quel type de pièce il propose et quel montant de bonus figurera sur la facture.

Mon téléphone a dix-huit mois et l’écran est cassé : ai-je droit au bonus ?

À la lettre des critères publiés par les éco-organismes, non. L’appareil ne doit être couvert ni par une garantie légale ni par une garantie commerciale, et un téléphone acheté neuf chez un professionnel reste sous garantie légale de conformité pendant deux ans. Peu importe que cette garantie ne couvre pas une chute : le critère porte sur l’appareil, pas sur la panne. Passé deux ans, et en l’absence d’extension ou d’assurance, le bonus redevient applicable.

Faut-il faire une demande ou envoyer un dossier pour toucher le bonus ?

Non. Le réparateur labellisé déduit le bonus directement du montant TTC de la facture, de façon visible, et se fait ensuite rembourser par l’éco-organisme. Vous ne remplissez rien et n’avancez rien. Le bonus est gratuit, sans condition de revenu ni d’achat. Il faut seulement présenter un appareil identifiable par son numéro IMEI et répondre honnêtement aux questions sur la garantie et l’assurance.

Le changement de batterie d’un téléphone donne-t-il droit au bonus ?

Oui, mais la FAQ d’ecosystem pose une condition : la batterie ne doit pas pouvoir être retirée. C’est le cas de presque tous les smartphones actuels, dont la batterie est collée. Un modèle à batterie amovible n’entre pas dans ce cas, puisque son propriétaire peut changer lui-même la pièce. Avant de payer, vérifiez aussi que l’usure est réelle, avec la méthode du diagnostic d’une autonomie qui s’effondre.

Le bonus est-il limité à une réparation par personne ou par an ?

Aucune des sources officielles consultées ne fixe de limite de ce type. Les éco-organismes écrivent au contraire que si vous avez plusieurs appareils à faire réparer, vous pouvez bénéficier du bonus pour tous. La seule borne écrite est le montant de la facture : si celle-ci est inférieure au bonus, la réparation n’est pas prise en charge par le dispositif.

Sources et pour aller plus loin

Les liens ci-dessus renvoient vers les textes et les organismes cités. Les dates de consultation sont celles de la dernière relecture, le 10 octobre 2026.